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Finale Burkina Faso-Nigeria: Rien que la fête à Ouagadougou

La fête, rien que la fête à Ouagadougou, quelle que soit l'issue de la finale Burkina Faso-Nigeria – A quelque six heures du début de la finale de la coupe d’Afrique des Nations (CAN) opposant les Etalons du Burkina aux Super Eagles du Nigeria, la ville de Ouagadougou vit dans une ambiance électrique inédite, perturbant la circulation routière au marché central, Rood Woko, au centre ville, dans les carrefours et ronds-points de la capitale.


Pour une première participation en finale de la coupe d’Afrique des Nations (CAN), la ville, parée aux couleurs de l’équipe nationale de football, est en pleine effervescence. Elle est envahie par un tintamarre sans précédent venant des vrombissements des moteurs des mobylettes et voitures, appuyés par les klaxons, les vouvouzélas, les sifflets.

Des supporters ne manquent pas d’attacher des bidons vides ou encore des barriques à leurs engins (mobylettes ou voitures) et les trainer sur le goudron produisant un vacarme sous les ovations d’autres supporters présents dans tous les carrefours.

Les sons des vouvouzelas, des sifflets et des klaxons sont permanents au grand marché de Ouagadougou où les supporters et autres fans des Etalons sont encore à la recherche de gadgets aux couleurs de l’équipe nationale.

Le fanion qui se vendait entre 200 et 300 F CFA passe aujourd’hui entre 1000 et 1200 F CFA. Il en est de même des maillots portant les noms des joueurs, vendus actuellement entre 3000 et 4000 F CFA au lieu de 2500 F CFA auparavant.

Les vouvouzelas se disputent la surenchère , évoluant entre 5000 et 6000 F CFA tout comme les boucles d’oreilles, les bracelets, les foulards, les écharpes, les casquettes, les maillots des Etalons qui ont atteint des records de vente inégalés avec 30% d’augmentation du prix initial.

Toute la ville est envahie par le drapeau national qui se trouve hissé devant les magasins, les boutiques, les domiciles privés, les services publics et privés et même dans les bureaux, en guise de soutien aux Etalons.

Pour donner un certain éclat à ce soutien, les mobylettes, les voitures, les taxis, les transports en commun, les véhicules de transports privés sont tous drapés soit du drapeau national, des fanions ou autres gadgets aux couleurs nationales.

Le grand marché de Ouagadougou ouvert exceptionnellement ce dimanche pour la circonstance, refuse du monde. Ce qui fait dire à un sexagénaire que "le pays n’a pas encore vécu une fête d’une aussi grande effervescence depuis l'indépendance".

Observation partagée par les observateurs qui sont unanimes à reconnaître que depuis les indépendances, aucune activité ou évènement n’a réussi à fédérer toutes les énergies et mobiliser tout le pays comme cette coupe d’Afrique qui a déjà fait officiellement trois morts.

"Même si nous perdons le match contre le Nigeria, nous avons gagné notre coupe d’Afrique des Nations", a fait remarquer un supporter, Idrissa Sawadogo, qualifiant les joueurs du Burkina de héros nationaux, arguant du fait que l’engouement suscité par cette qualification est inédit et mérite le soutien et les encouragements de toute la nation.

Face à cette fièvre qui a même éclipsé la campagne électorale pour les élections complémentaire du 17 février 2013, les autorités ont mobilisé la police à les tous carrefours, ronds-points et autres grandes artères de la capitale, en vue de calmer les ardeurs des supporters, Ouagadougou ayant prévu, à la fin de la rencontre et quelle que soit son issue, des concerts de musique dans toute la ville et le mardi 12 février 2013, une décoration des Etalons au Stade du 4 août.

Pana 10/02/2013