AfriqueJet News & Informations

Actualités France | News et informations du jour Afrique

Mer10222014

Last updateMer, 22 Oct 2014 8am

Back Information News Afrique Ouest Actualités Océan Indien Relations tendues entre forces de l'ordre et le Président Malgache

Relations tendues entre forces de l'ordre et le Président Malgache

Les forces de l'ordre ont joué un rôle important pendant le régime de transition et devrait faire encore pareil pour le nouveau régime en place. Mais le doute existe et persiste sur leur relation avec le nouveau Président...

Hery Rajaonarimampianina veut réellement tourner la page de la période transitoire. Après avoir dissout les Forces d'intervention spéciales (FIS) et la Direction de la sécurité du territoire (DST), deux institutions symboles de l'ancien régime d'Andry Rajoelina, voilà que le nouveau Président malgache est accusé par les forces de l'ordre de tourner le dos aux hauts-responsables de l'État-major mixte opérationnel national (EMMO-Nat).

Il est composé de la gendarmerie nationale, des forces armées et de la police. Une politique qui semble de plus en plus lasser ces anciens piliers du régime de transition.

Devant la presse hier, lors de la présentation de bilan de l'EMMO-Nat au camp Ratsimandrava d'Andrefan' Ambohijanahary, le général Richard Ravalomanana, entouré des autres ténors des forces de l'ordre, a indiqué que le Président Hery Rajaonarimampianina n'avait pas toujours décidé de les rencontrer, dix jours après son investiture, alors que « les questions sur l'ordre et la sécurité publics devraient être une priorité absolue. » « Nous constatons actuellement un certain flottement car nous ne savons pas encore la directive politique relative au maintien de l'ordre et de la sécurité publics. Nous avons depuis longtemps demandé une audience auprès du Président mais jusqu'à présent, nous n'avons obtenu aucune réponse de sa part. Peut être qu'il n'a pas confiance en nous », a souligné le commandant de la gendarmerie nationale devant la presse.

Plus tard, loin des micros des journalistes, le général Richard Ravalomanana a confié qu'il avait tenté de rejoindre directement par téléphone Hery Rajaonarimampianina...

Manque de confiance

Mais, « c'était l'un de ses proches qui avait décroché son téléphone personnel. » « C'est un autre indicateur de manque de confiance de sa part, je suppose. Ce n'est pas dans ses habitudes de ne pas répondre à ce genre d'appel », a poursuivi le numéro un de la gendarmerie nationale.

Hier soir, nous avons tenté de joindre par téléphone quelques proches du Président Hery Rajaonarimampianina, pour avoir plus d'explication à ce sujet mais aucun d'eux n'a décroché à notre appel.

Les observateurs se demandent si ce malaise entre le nouveau Président Hery Rajaonarimampianina et le commandement en fonction des forces de l'ordre n'aura pas d'impacts négatifs sur le processus en cours. Ce qui est rassurant, les responsables des forces de l'ordre ont réitéré hier qu'ils avaient soutenu le processus électoral et veillé à ce qu'il soit une réussite.

Affaire de la grenade à Anosy

Dans le cadre des enquêtes sur l'explosion d'une grenade à Anosy le 25 janvier, jour d'investiture du Président Hery Rajaonarimampianina, les forces de l'ordre avancent une nouvelle hypothèse. « Un individu voulait entrer dans le stade avec cette grenade. Quand il s'est aperçu que les forces de l'ordre procédaient à une fouille aux entrées du stade, il a fait marche arrière et a déposé ses affaires auprès d'une marchande à Anosy. La grenade a accidentellement explosé et la marchande a eu le pied arraché lorsqu'elle a tenté de dégager la grenade », a avancé le général Richard Ravalomanana.

Le colonel Florens Rakotomahanina, quant à lui, a confié qu'une dizaine d'individus ont été interrogés par les enquêteurs. Parmi eux, Alain Ramaroson. Ils ont tous pu rentrer chez eux après la séance d'interrogatoire. Des perquisitions auprès des particuliers ont également été faites par des éléments de forces de l'ordre, toujours dans le cadre des enquêtes sur l'affaire « grenade qui a explosé à Anosy ».

Par Lova Emmanuel

L'Express de Madagascar/05/02/2014