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Chantier naval industriel du Cameroun: Rupture de confiance

Les employés du chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC) observent un mouvement de grève pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie, a constaté la PANA ce jeudi.


A en croire certains témoignages, les grévistes ont, depuis très tôt le matin, barricadé l’entrée du CNIC, empêchant les responsables de cette entreprise en charge des constructions navales au Cameroun et dans la sous région d'Afrique centrale, d’y accéder.

Malgré l’arrivée des forces de l’ordre appelées en rescousse pour protéger leurs collègues qui y assurent depuis mercredi dernier la sécurité des responsables et des installations, la situation reste tendue sur ce chantier.

Face à cette grève menée, les autorités administratives de la ville de Douala ont convoqué d’urgence une réunion de crise entre les responsables du CNIC et les délégués des employés, dont les résultats sont très attendues.

Le Chantier naval industriel du Cameroun connaît depuis 2008 de graves problèmes de gestion ayant entraîné l’interpellation et l’incarcération de certains hauts responsables, dont le directeur général, Zacchaeus Moungwe Forjindam, qui a été reconnu coupable de détournement de deniers publics et condamné l’année dernière à 15 ans d’emprisonnement ferme.

Depuis, un climat délétère règne au CNIC provoquant une baisse drastique du chiffre d'affaires qui passe de 40 milliards de FCFA à 10 milliards de FCFA cette année, tandis que l'absence de sérénité au sein du CNIC chargé de la construction du yard pétrolier de Limbe (Sud-ouest Cameroun), a amené la Banque africaine de développement (BAD) à suspendre les décaissements relatifs à ce projet dont le coût est estimé à environ 150 milliards de FCFA.

Pana 08/02/2013