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Dim, Déc

Prix du carburant : une pénurie organisée à des fins spéculatives

Économie
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Des stations-service fermées au Burundi - Après deux semaines de pénurie organisée du carburant à des fins spéculatives, le ministère de l'Energie et des Mines vient d'annoncer la fermeture d'une quinzaine de stations-service au Burundi.

Bujumbura, la capitale économique et politique du pays compte 14 de ces 15 stations-service visées par les mesures administratives de fermeture. Certaines d'entre elles, sans motif valable connu, n'avaient pas servi de produits pétroliers depuis plus de trois mois.

Quant aux autres stations-service ayant échappées aux sanctions administratives de fermeture, le ministère de l'Energie et des Mines les invite à solliciter le renouvellement de leur permis d'exploitation dans un délai de 30 jours.

Le ministère de l'Energie et des Mines a également résilié les contrats de quatre grandes sociétés importatrices des produits pétroliers pour manquement injustifié à leurs engagements. Les trois autres encore en activité disposent de 90 jours pour constituer des stocks de sécurité afin d'en finir avec les pénuries récurrentes de carburant.

Pour amortir d'éventuels chocs pétroliers, un 'fonds stratégique carburant' devrait être maintenu dans le budget général de l'Etat. Cependant, suite à des difficultés économiques, le gouvernement n'a pas été à même de maintenir ce fonds.

L'argument selon lequel le manque de devises serait à l'origine de la dernière pénurie de carburant en date au Burundi a été écartée par le ministre de l'Energie. Selon les autorités, la situation de pénurie s'explique exclusivement par l'attitude de certains pétroliers mus par la volonté de 'saboter' l'économie nationale à des fins inavouées.