AfriqueJet Actualités

Actualité & informations - Actualités Africaines

Jeu07242014

Last updateJeu, 24 Juil 2014 2pm

Back Information News Afrique Ouest Le Mali sauvé de la menace terroriste

Le Mali sauvé de la menace terroriste

Spécial sécurité: l'intervention militaire et diplomatique ont sauvé le Mali de la menace terroriste – Les populations des villes de Gao, Kidal et Tombouctou dans le nord du Mali profitent d'une stabilité relative après le succès de l'offensive militaire conjointe menée par les Africains et les forces françaises contre les rebelles islamistes dans la région.


Les efforts militaires et diplomatiques combinés ont débouché sur une stabilité relative dans le pays qui s'était rapidement transformé en bastion des éléments jihadistes étrangers.

Le nord du Mali était tombé aux mains des rebelles islamistes dont la plupart ont fui la Libye après la chute du régime de Muammar Khadhafi et ont créé le 16 octobre 2011 le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Le mouvement rebelle était constitué d'un Front uni de l'Azawad et du mouvement touareg au nord du Mali, dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, au moment où il lançait sa campagne militaire en janvier 2012 dans le nord du Mali.

En l'absence d'une réaction militaire rapide de l'Afrique, le gouvernement français avait déployé ses  troupes pour combattre les rebelles, alliés au réseau terroriste mondial, Al Qaida.

'L'intervention militaire française a réussi à anéantir Al Qaida au Maghreb islamique, (AQMI) au  Mali',  a déclaré à la PANA, Mark Schroeder, le vice-président d'Africa Analysis.

L'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont rapidement mis sur pied une force africaine après une série de condamnations des mouvements rebelles dans le nord du Mali.

Au cours d'une récente visite au Mali, la présidente de la Commission de l'UA, Mme Nkosazana Dlamini Zuma, a rappelé la signature le 18 juin 2013 de l'Accord préliminaire de Ouagadougou comme un repère significatif dans les efforts visant à rétablir la stabilité et l'élection du président Boubacar Keita.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA (AU's Peace and Security Council, PSC) a souligné une  série de mesures dont la réaction militaire qui s'imposait pour contrer la menace islamiste croissante. L'approche de l'UA met l'accent sur la nécessité de mettre immédiatement un terme aux attaques menées par les rebelles.

L'organisation, basée à Addis-Abeba, a déployé des efforts pour rétablir l'autorité du gouvernement malien sur toute l'étendue du pays.

Elle a demandé à la CEDEAO d'activer le processus de planification pour le déploiement rapide des troupes, notamment la Force d'intervention, qui figurait dans la procédure de planification pour rétablir le contrôle de l'Etat  sur le pays.

'Alors qu'on épiloguait sur l'importance géopolitique du Mali, la possibilité qu'Al Qaeda contrôle un vase Etat dans la région du Sahel à partir duquel il aurait pu s'entraîner et  s'équiper en vue de vastes opérations transnationales le risque était énorme pour la France et les autres pays concernés dans la communauté internationale', a déclaré Schroeder lors d'une interview accordée à la PANA.

La montée rapide d'AQIM dans le Nord-Mali a été, également, marquée par l'émergence de Boko Haram au Nigeria et l'annonce par Al Shabaab en Somalie que le groupe avait officiellement rejoint les rangs d'Al Qaeda.

'AQIM a en un moment contrôlé le nord du Mali et avait menacé d'envahir le Sud du Mali', a déclaré Schroeder mardi.

'La France et ses alliés parmi lesquels les pays développés comme les Etats-Unis ont permis au gouvernement malien de rétablir  sa présence et son role comme facilitateur politique au Mali dans sa lutte contre les combattants islamistes', a-t-il poursuivi.

Avec l'exacerbation de la crise dans le Nord-Mali, les experts en matière de sécurité de la région et étrangers se sont battus pour empêcher la poursuite de la prolifération des alliés d'Al Qaeda dans la région.

'Le Mali est situé dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest qui a influencé ce qui s'est passé au Mali. Cela rend la coordination nécessaire', a déclaré Dlamini Zuma. 'Nous savons tous que des solutions durables à certains problèmes qui ont secoué le Mali, tels que le terrorisme et les autres formes de crimes transfrontaliers, ne seront trouvées que grâce à une coopération et une coordination', a-t-elle ajouté.

L'UA a exhorté les pays de la région à lui fournir rapidement la liste des organisations terroristes impliquées au Nord-Mali et demandé à ces Etats de freiner la circulation des armes, et à appliquer des sanctions contre les groupes armés terroristes.

'Le combat contre Al Qaeda est loin d'être terminé et de graves problèmes persistent notamment dans les pays de l'Afrique du Nord, surtout en Libye, Egypte et en Tunisie', déclare Schroeder.

Les analystes à Stratfor indiquent que pour mieux préparer la région contre la menace de la violence armée, leur compétences sur le plan militaire et tactique doivent être étudiées et aussi le mobile de leurs attaques.

Les rebelles au Nord-Mali se battent régulièrement ente eux. Le MNLA a perdu le contrôle de la région nord du Mali, notamment Kidal, Gao et Tombouctou. Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité de la Jihad en Afrique de l'Ouest a également perdu son contrôle.

Ces groupes ont été réduits à la guerrilla conte les forces françaises et africaines qui ont repris le contrôle.

Cependant, les experts en sécurité affirment que pour montrer que les alliés d'Al Qaeda sont encore capables de mener des attaques comme celles de Westgate Mall au Kenya qui ont fait 67 morts, elles peuvent devenir courantes.

Un sommet de l'UA en janvier 2013 avait exhorté à l'augmentation des troupes des effectifs actuels de 4.000 à 8000 hommes.

L'UA avait convoqué une conférence des bailleurs au plus fort de la crise au Mali, où 455 millions de dollars américains avaient été promis pour financer les opérations militaires. Les opérations avaient effectivement freiné l'avancée des rebelles et permis de reprendre le contrôle des principales villes.

Cependant, certains groupes armés ont occupé des bâtiments publics à Kidal et restent méfiants aux appels pour des négociations politiques.

Pana 30/01/2014