Ne m'attribuez pas les défections en série des députés de l'opposition - président Sata. Le président de la Zambie, M. Michael Sata, a annoncé que son gouvernement ne saurait être blâmé pour la cascade de démissions relative aux élections législatives partielles provoquées par les membres de l'opposition parlementaire pour rejoindre le parti au pouvoir, le Front patriotique (Patriotic Front, PF).
Le président Sata, réagissant à la lettre pastorale signée par 13 évêques catholiques, a déclaré qu'il était injuste de critiquer le gouvernement du PF lorsque les députés de l'opposition décident de quitter à cause de situations intolérables relavant de l'autoritarisme de leurs leaders politiques.
“Les inquiétudes soulevées par nos évêques dans leur lettre pastorale relative aux démissions en vue des élections législatives partielles ne sauraient être attribuées à son gouvernement, mais plutôt à l'absence de démocratie dans leurs partis politiques qui n'inspirent plus confiance à leurs députés”, indique le président Sata dans une déclaration publiée vendredi.
Il a souligné que ce n'est pas la première fois qu'une telle situation politique existe dans le pays, et il a fait remarquer qu'il est nécessaire à trois mois de la fin de leur mandat que des élections partielles soient tenues.
“On doit garder à l'esprit que quellque soit la situation, force doit rester à la loi. Dans le processus démocratique d'un système de multipartisme politique, les principes de libre adhésion et de départ d'un parti n'enfreignent pas la loi. Et nous exhortons les citoyens respectueux de la loi de nous rejoindre, dont les députés”, a déclaré M. Sata.
L'Église catholique a récemment publié une lettre pastorale, signée de 13 évêques catholiques, parmi lesquels les Archevêques de Lusaka et de Kasama, respectivement Telesphore Mpundu, Archbishop et Ignatius Chama et le Vice-président de la conférence épiscopale de la Zambie (Zambia Episcopal Conference, ZEC), Alick Banda, dans laquelle ils expriment leurs préoccupations suite à l'augmentation d'élections partielles dans le pays, occasionnées par la démission des députés de l'opposition, don ceux nommés ministres et qui ont opté de rejoindre le parti au pouvoir, le PF.
Pana 02/02/2013