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Les priorités du Gouvernement en Tunisie

Tunis, Tunisie - Deux jours après avoir formé son gouvernement qui a coïncidé avec l’adoption de la nouvelle Constitution, le nouveau Premier ministre Mehdi Jomaa s’est fixé pour objectif de mener le pays à «des élections générales libres, loyales et transparentes, loin de toute suspicion».  Selon la Constitution, le scrutin est prévu en 2014, à une date qui devra être fixée dans les semaines à venir par l’instance indépendante électorale.


Pour mener à terme cette échéance, il a promis de se tenir «à égale distance» par rapport à tous les partis politiques et de veiller à la neutralité de l’administration de manière à assurer «un climat propice aux élections».

Présentant mardi son programme d’action à l’Assemblée nationale constituante (ANC), M.  Jomaa a lié la réalisation de cet objectif à deux conditions, à savoir: l’instauration de la sécurité et le redressement de la situation économique et financière du pays dont les indicateurs sont actuellement «négatifs».

Notant que la Tunisie est confrontée à de «graves défis sécuritaires», il a mis l’accent sur sa détermination à faire face à «toutes les formes de violence, de terrorisme et d’anarchie» et à «imposer l’autorité de la loi».

«Il n’y a pas de place au terrorisme dans notre pays car notre peuple abhorre la violence. C’est une bataille de destin», a-t-il lancé sur un ton résolu.

Il a déclaré que son gouvernement s’attachera à «renforcer la coopération et la coordination avec les pays voisins» dans ce domaine, faisant allusion à l’Algérie et à la Libye.

Il s’est engagé, dans ce contexte, à «mobiliser tous les moyens pour dévoiler la vérité sur les assassinats (des opposants) Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi et traduire leurs auteurs devant la justice».

Attribués à «des extrémistes religieux», ces meurtres ont plongé la Tunisie dans une crise aiguë qui a abouti à la chute de deux gouvernements successifs dirigés par le mouvement islamiste « Ennahdha ».

Parmi les priorités économiques et sociales de son gouvernement, M. Jomaa a cité en premier lieu la création de postes d’emploi pour atténuer l’épineux problème du chômage de quelque 600.000 jeunes dont une bonne partie de diplômés.
 
Il compte également s’attaquer à la pauvreté qui affecte environ 20% d’une population de quelque 11 millions d’habitants, au développement des régions déshéritées de l’intérieur du pays où avait éclaté la révolution et accélérer la réalisation des projets d’infrastructure sde base.
 
Estimant «les ressources propres insuffisantes», il projette de faire appel aux partenaires étrangers pour financer ces projets.
 
Pour favoriser une reprise économique, il a estimé nécessaire de «réhabiliter la valeur du travail» et de lutter en même temps contre la corruption et de «mettre fin à l’hémorragie de la détérioration de la situation financière».

Pana 28/01/2014