Dakar, Sénégal - Au moins 80 représentants des gouvernements locaux, régionaux et des réseaux de coopération décentralisée, des organisations de la Société civile, d’Afrique et des pays du Sud, des bailleurs, des centres de recherche de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des Nations unies (ONU), se sont réunis à Dakar mercredi pour élaborer leur vision sur l’efficacité de l’aide en vue du prochain Forum mondial, prévu à Busan en Corée du Sud, du 29 novembre au 1er décembre prochain, sur cette question.
Durant toute la journée, les participants ont passé en revue toutes les questions relatives à l’apport de la coopération décentralisée dans les processus de développement local, ainsi que sa mise en évidence dans la perspective des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en Afrique.
L’accent a été mis aussi sur le rôle important de la coopération décentralisée dans le développement des capacités institutionnelles des gouvernements et des acteurs du développement pour atteindre un développement local efficace.
Il a été aussi question de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide adoptée en 2005 et de l’Agenda d’Accra pour l’action, de 2008.
A l’occasion, des expériences et des instruments spécifiques visant à améliorer l’harmonisation entre les acteurs et leurs activités au niveau local ont été partagés par les participants venus à ce séminaire international, le premier du genre en Afrique, destiné à approfondir le débat sur la contribution au niveau local pour améliorer l’efficacité de l’aide au développement, après ceux de Barcelone, Bruxelles et Montevideo.
Selon le représentant-résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Bintou Djibo, l’implication des collectivités locales dans la définition et la mise en œuvre des programmes prioritaires permet de créer une meilleure cohérence entre le cadre des stratégies nationales de réduction de la pauvreté et une meilleure répartition des ressources budgétaires.
Toutefois, elle a indiqué qu’il restait des défis à relever du fait que la plupart des collectivités locales dans les pays du Sud sont aujourd’hui confrontées à de réelles difficultés quant à leur contribution à l’atteinte des OMD.
Il s’agit, selon elle, du manque de ressources humaines compétentes, de l'insuffisance des ressources financières et de la difficulté de la mise en place de mécanismes de contrôle des ressources propres et celles des partenaires techniques et financiers.
Elle a proposé ainsi une articulation entre les institutions de la gestion de l’Aide publique au développement et les outils de planification et de gestion, afin de permettre une utilisation efficiente de l’aide au profit des communautés locales.
Entre autres propositions, les participants ont tous reconnu la nécessité de mettre en avant les priorités, le renforcement des capacités des acteurs locaux, la création d’un cadre juridique, l’aide aux particuliers et non aux Etats seulement.
A cela il faut ajouter l’approbation nationale, l’alignement aux priorités nationales, l’harmonisation des outils de gestion de l’aide, la gestion axée sur les résultats et l’évaluation des pairs.
Pana 11/02/2011
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