Passage dans son territoire d'un convoi de véhicules en provenance de Libye - Alger dément catégoriquement. L'Algérie n'est pas du tout contente des informations faisant état du passage, dans son territoire, d'un convoi de véhicules en provenance de Libye. Selon le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, M. Amar Belani, 'cette information est dénudée de tout fondement'.
Dans la crise qui frappe la Libye, l'Algérie se veut irréprochable aux yeux de la communauté internationale. Accusé par certaines rédactions et agences de presse d'avoir permis le passage dans son territoire d'un convoi de véhicules en provenance de la Libye, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, M. Amar Belani, dans un communiqué, a déclaré : 'Cette information est dénuée de tout fondement et nous la démentons de la manière la plus catégorique' tout en ajoutant que son pays 'est ciblée par un flot de fausses informations, dont le caractère fallacieux a été à maintes fois prouvé'. Il rappelle que l'Algérie a, dès le début de la crise libyenne, observé une 'stricte neutralité en refusant d'interférer, de quelque manière que ce soit, dans les affaires intérieures' de ce pays voisin.
Dans le cadre de son interaction avec l'Onu et les organisations régionales sur la crise libyenne, dont 'elle suit les derniers développements avec une extrême attention', et s'agissant des obligations découlant du respect de la légalité internationale, l'Algérie s'est 'conformée scrupuleusement aux résolutions des Nations unies et elle en a tenu informés les membres du Conseil de sécurité', précise-t-il. M. Belani a indiqué, que dans une correspondance adressée, le 24 août 2011, au Secrétaire général des Nations unies et au président du Conseil de sécurité, l'Algérie a porté à la connaissance de l'ensemble des Etats membres de l'Onu, les éléments d'information suivants en rapport avec la situation en Libye.'Dès le début de la crise en Libye, l'Algérie a déclaré, de la manière la plus officielle, qu'il s'agit d'une affaire interne à la Libye, qui concerne au premier chef le peuple libyen tout en soulignant ses implications régionales en termes de stabilité et de sécurité', rappelle-t-il.
Les autorités algériennes relèvent, toutefois, des 'accusations répétées et inadmissibles mettant en cause le respect par l'Algérie des obligations découlant de la résolution S/Res/1970 (2011) du 26 février 2011 et de la résolution S/Res/1973 du 17 mars 2011 relatives à la Libye', souligne le porte-parole. Ce dernier fait savoir à cet égard, que 'l'Algérie s'est conformée scrupuleusement et a appliqué, activement et de bonne foi, les résolutions 1970 (2011) et 1973 (2011) du Conseil de sécurité imposant des sanctions à la Libye'.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères indique, en outre, que le gouvernement algérien a 'autorisé l'approvisionnement de l'ensemble du marché libyen en produits alimentaires et pharmaceutiques à travers des contrats commerciaux entre opérateurs algériens et libyens', et que 'le système des Nations unies a été invité à déléguer un représentant pour assister à ces opérations'. Le gouvernement algérien a, aussi, 'apporté une aide humanitaire au peuple libyen notamment au niveau de la frontière et fourni l'assistance nécessaire pour l'évacuation des ressortissants étrangers qui le souhaitent', rappelle-t-il. M. Belani indique, également, que le gouvernement algérien a 'accepté la visite en Algérie de la délégation d'experts du Comité des sanctions aux différentes dates proposées par les Nations unies, à savoir les 15 et 16 août, puis les 25 et 26 août ou les 28 et 29 août 2011, et à chaque fois reportée à la demande des Nations unies'.
Charles Malick Sarr
Wal Fadjri/30/08/2011
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