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May 24th
Informations International France: Travail des étudiants étrangers en France

France: Travail des étudiants étrangers en France

Travail des étudiants étrangers hors Ue - La France revoit sa copie. Sous la pression de l'opinion, le ministre français de l'Intérieur a revu sa circulaire qui limitait la possibilité pour les étudiants étrangers hors Union européenne de travailler en France. Mais c'est pour mieux restreindre les conditions. Après la 'bronca' des étudiants étrangers, des présidents des universités, des grandes écoles, du Mouvement des entreprises de France (Medef), le ministre de l'Intérieur a révisé sa circulaire du 31 mai 2011 restreignant drastiquement les possibilités pour les étudiants étrangers hors Union européenne de travailler en France.

Cette circulaire avait suscité une pétition signée par l'ensemble des syndicats des employeurs, des universités et des grandes écoles ainsi que de certaines personnalités pour fustiger l'attitude du ministère français de l'Intérieur.

La conférence des présidents des universités de France dirigée par Louis Vogel l'avait même jugé 'très grave', lors d'une conférence de presse de rentrée de cette organisation.

Parce que, selon elle, elle peut 'avoir des conséquences importantes' sur l'enseignement supérieur en rendant 'la situation des étudiants étrangers difficile'.

Pour mettre davantage la pression sur les autorités françaises, une pétition avait été lancée et signée par plus de 100 personnalités dont le prix Nobel de Physique, Albert Fert.

La pétition spécifiait que 'la matière grise est de toutes les couleurs'. Les signataires demandaient ainsi 'le retrait' de la 'circulaire Guéant' qui empêche nombre de diplômés étrangers de rester travailler en France et qu'ils jugent 'moralement méprisable, économiquement suicidaire'.

Ils avaient promis de 'parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures' et de les 'protéger' pour qu'ils puissent rester en France car 'la matière grise est de toutes les couleurs'.

Les étudiants étrangers n'ont pas été en reste. Ils ont organisé plusieurs manifestations pour protester contre cette circulaire qui les empêche d'acquérir une première expérience avant un éventuel retour dans leur pays.

Face à cette forte pression qui venait également des membres du gouvernement français et de l'Ump, comme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Sarkozy a convoqué son ministre de l'Intérieur et convenu avec lui de revoir la circulaire.

C'est ainsi que, depuis hier, une 'circulaire complémentaire' a été rédigée et va être portée à la connaissance de la Conférence des présidents des Universités et des grandes écoles françaises.

Une réunion s'est tenue hier, mercredi, entre le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les ministres de l'Intérieur et du Travail, les présidents de la Conférence des grandes écoles, de la Conférence des présidents d'universités et de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs.

Cette rencontre a retenu que des étudiants 'à haut potentiel', c'est-à-dire titulaires d'un master, pourront rester travailler en France. Une manière de restreindre encore l'octroi d'une autorisation. Donc limiter le nombre de changements de statut des étudiants qui veulent avoir le statut de salarié.

Mais, le ministre de l'Intérieur refuse de retirer sa circulaire car il la considère comme une 'instruction générale sur la politique de l'immigration professionnelle'. Parce que 'les autorités françaises ont pour objectif la maîtrise du flux de l'immigration professionnelle'.

Il faut rappeler que la France accueille 2,3 millions d'étudiants. 12 % d'entre eux sont étrangers dont 40 % environ issus des pays du Maghreb et d'Afrique subsaharienne visés par la circulaire du 31 mai 2011.

Moustapha Barry

Wal Fadjri/05/01/2012


 

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