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Mer, Déc

Coût des transports sur le corridor Abidjan-Ouagadougou

Économie
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100 millions de dollars, c'est le montant que vient d'approuver le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale en faveur de deux pays d'Afrique de l'ouest, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, sous la forme d'un crédit d’appui des politiques de développement afin de réduire les coûts de transaction liés aux échanges et aux transports.

L'objectif de cette opération étant la promotion et le développement du secteur privé mais aussi l’amélioration de l’intégration commerciale de ces deux pays.

Il faut dire que le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire bénéficient ainsi d'une opération quasi inédite contrairement aux habitudes de la Banque Mondiale qui n'octroie généralement pas un soutien budgétaire concomitamment à plus d’un seul pays.

Réduire les coûts des transactions du corridor commercial Abidjan-Ouagadougou

La mise en oeuvre de cette opération devrait notamment se traduire par une série de réformes communes et coordonnées entre les deux pays bénéficiaires dans un certain nombre de domaines comme le transport routier, les ports maritimes, les points d’entrées terrestres, les procédures de dédouanement et les postes-frontières. La finalité espérée étant la réduction des transactions le long du corridor commercial Abidjan - Ouagadougou.

Malgré d’ambitieux programmes de réforme, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso restent largement handicapés par le coût excessif du transport des marchandises entravant leur croissance économique et par la même occasion la réduction de la pauvreté. D'où le constat de la nécessité de coordonner les actions des autorités des deux pays le long du corridor commercial Abidjan - Ouagadougou.

Rendre les transports moins onéreux

Pour Monsieur Ousmane Diagana, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, 'les réformes appuyées par ce projet entraîneront dans les deux pays des gains généralisés de bien-être, puisqu’elles profiteront aux producteurs de produits exportés et notamment aux agriculteurs, mais aussi aux familles qui achètent des biens importés ainsi qu’aux entreprises qui transportent ces marchandises'.

Réduire les coûts de transport, tel est l'objectif premier de ce projet. Ce-ci sera rendu possible grâce à des reformes favorisant : un recrutement efficace de nouveaux chauffeurs routiers dans le respect des réglementations existantes et une professionnalisation de plus en plus poussée du secteur.

Entre autres résultats attendus, la mise en oeuvre de ce projet devrait permettre l'amélioration de l’efficacité des opérations dans les différents ports et points d’entrée terrestres afin de permettre l'augmentation du nombre de rotations des compagnies de transport ainsi que de rendre l'application de procédures de transit plus efficaces.

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