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Projet d'agriculture commerciale au Congo

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AGRICULTURE - La Banque mondiale va octroyer au Congo 60 milliards de FCFA pour les activités du Projet d'appui à l'agriculture commerciale, dont le coût initial est estimé à 200 milliards FCFA, a appris lundi à Brazzaville la PANA, auprès du ministère congolais de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche.

Une mission d'évaluation conduite par la Banque mondiale sur les coûts et les différentes activités du Projet d'appui à l'agriculture commerciale vient de présenter ses conclusions au ministre congolais de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, Henri Djombo.

Le chargé de projet de la Banque mondiale, Amadou Oumar Ba, a expliqué qu'il s'agissait d'une évaluation technique que sa délégation a menée depuis un an dans certaines localités-pilote, à savoir Pointe-Noire, le Kouilou (sud), les Plateaux (centre), la Cuvette et la Sangha (nord).

Selon lui, les conclusions ont été approuvé par Henri Djombo, ce qui va permettre à la Banque mondiale de finaliser le document du projet qui va être à son tour examiné par une revue avant de programmer les négociations avec le gouvernement congolais, certainement au mois de mai 2017.

Ce projet ambitieux vise à moderniser le secteur agricole congolais afin de pouvoir garantir la sécurité alimentaire, tout en développant, pour les prochaines années, une agriculture destinée à la commercialisation. Il est censé prendre le relais du Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales arrivé à terme.

En ce qui concerne la contrepartie du Congo, l'état financier n'est pas disponible.
'La Banque mondiale n'a pas prévu dans le cadre de cette mission d'insérer les fonds de contrepartie qui relèvent de la décision du gouvernement congolais. Nous attendrons que cette somme nous soit communiquée afin de l'ajuster dans le montant financier du projet', a confié le chargé de projets de la Banque mondiale.

A propos de ce partenariat agricole, notamment en matière de financement, M. Djombo a souligné qu'il fallait d'abord se contenter des ressources promises par les partenaires de la Banque mondiale et l'intervention d'autres partenaires, en l'occurrence l'enveloppe de 50 millions de dollars promise par le Fonds koweïtien.

'Nous nous sommes entendus sur une feuille de route pour qu'avant la fin de l'année, nous puissions aboutir à la signature de l'accord (...) C'est une nouvelle dimension que nous avons enclenchée pour accélérer le développement en milieu rural, avec la relance des cultures du café, du cacao, de la noix de cajou et bien d'autres cultures qui vont enrichir les paysans', a indiqué le ministre.

PanaPress 06/03/2017