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Jeu, Déc

Monnaie unique Cedeao : les préalables à la mise en oeuvre

Économie
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ECONOMIE ET FINANCES - Les performances macroéconomiques des Etats membres de la CEDEAO ont font l'objet d'analyses de la part de plusieurs experts dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de la monnaie unique de la sous-région ouest africaine.

La situation économique et financière des 15 Etats membres de la Cedeao au cours de l'année 2015 sera examinée pendant près d'une semaine par les spécialistes des Comités nationaux de Coordination du Mécanisme de la Surveillance multilatérale de la Cedeao, de l'Institut monétaire ouest-africaine, de l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest et des Banques centrales opérant dans la région.

Les conclusions qui seront tirées des travaux de ces spécialistes serviront de cadre de travail à la prochaine réunion du Conseil de Convergence de la Cedeao. Regroupant les ministres de l'Economie et des Finances, les gouverneurs des Banques centrales ainsi que les représentants des institutions régionales clés impliquées dans la mise en œuvre de la Monnaie commune, le Conseil de Convergence de la Cedeao se servira de l'analyse des performances des pays au regard des critères de convergence ainsi que les recommandations pertinentes de ces experts à l'intention des décideurs.

Une analyse approfondie des rapports des Etats membres au titre de l'année 2015 et des perspectives 2016 avait été menée au Nigeria du 11 au 13 juillet 2016 par le Secrétariat conjoint Cedeao/Uemoa/Amao/Imao/Bidc sur le Mécanisme de la Surveillance multilatérale. Elle avait relévé quelques insuffisances dont la non transmission régulière et à temps des rapports de certains Etats, les incohérences entre les analyses contenues dans certains rapports et les annexes soumises, l'utilisation de monnaies différentes dans l'analyse d'une même section et enfin, la mise à jour irrégulière de la base de données Ecomac par certains Etats.

Des recommandations visant à corriger ces imperfections avaient été faites par le Secrétariat conjoint Cedeao/Uemoa/Amao/Imao/Bidc qui comprenait les experts de la Direction de la Surveillance multilatérale, les représentants des institutions régionales impliquées dans la mise en œuvre du Mécanisme de la Surveillance multilatérale. Ces institutions sont les suivantes : l'Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Amao), l'Institut monétaire ouest-africaine (Imao), la Commission de l'Union économique et  monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Uemoa) et la Banque d'Investissement et de Développement (Bidc).