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Lun, Sep

Faux teck : exploitation et exportation au Togo

Économie
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L'exploitation, l'exportation et la réexportation des madriers de faux teck vient de faire l'objet d'un moratoire imposé par le Gouvernement du Togo. Un rapport officiel souligne que 85 pour cent de ceux ci font l'objet de trafic.

En effet, il aurait été observé que les madriers de pterocsarpus erinaceus, essence d'arbre communément appelé 'faux teck', faisait l'objet d'une 'forte exportation vers certains pays asiatiques à partir du port autonome de Lomé'. Cette activité serait couverte par certaines entreprises asiatiques utilisant les autorisations d'importation de produits forestiers ligneux, régulièrement obtenues au Togo.

Il s'agit là d'une véritable exploitation illégale et excessive dont les acteurs sont des opérateurs économiques 'transportant nuitamment au moyen des tracteurs jusqu'aux frontières des pays voisins pour, ensuite, faire passer les produits comme s'ils provenaient de ces pays voisins', indiquent les autorités Togolaises.

La suspension des autorisations de coupe et d'importation de faux teck sur toute l'étendue du territoire national de même que son exploitation et sa réexportation à partir du pays a donc été annoncé par un communiqué à l'issue du conseil des ministres.

Pour limiter la surexploitation de cette essence d'arbre et lutter contre la déforestation, la délivrance des autorisations d'importation et de transport de madriers de faux teck des pays voisins du Togo ainsi que d'autres pays d'Afrique de l'Ouest se voit imposé un moratoire de dix années minimum.