AfriqueJet - Afrique Actualité Information

Actualités, informations africaines et internationales: Dépêches, brèves, dossiers, articles dinformations

Wednesday
May 23rd
Informations Afrique centrale RD Congo Congo-Kinshasa: Protester contre le hold-up électoral de Kabila

Congo-Kinshasa: Protester contre le hold-up électoral de Kabila

Crise politique RD Congo - Pour protester contre «le hold-up» électoral de Joseph Kabila, l'opposition appelle à manifester lundi et mardi en RDC. Le candidat malheureux à la présidentielle du 28 novembre 2011 en République démocratique du Congo (RDC), Etienne Tshisekedi, a appelé à manifester pour les journées du lundi et mardi, en signe de protestation contre la victoire de son rival, le président sortant Joseph Kabila, élu pour un troisième mandat.

La Cour suprême a annoncé vendredi soir les résultats de la présidentielle qui ont confirmé ceux déjà publiés par la Commission électorale (Céni). Selon les chiffres officiels, Etienne Tshisekedi est arrivé en deuxième position avec seulement 32,33% des voix, derrière Joseph Kabila, réélu à 48,95% des suffrages, malgré les soupçons de fraudes qui pèsent sur la crédibilité du scrutin. Pour le chef de file de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS), la présidentielle a été entachée de nombreuses irrégularités, ce que les observateurs étrangers avaient également signalé mais remettre en cause l'ensemble du scrutin. Ayant déjà protesté officiellement en déposant un recours, Etienne Tshisekedi a appelé ses partisans à marcher dans la rue pour «faire échec à ce hold-up électoral», tout en dénonçant les arrestations momentanées dont seraient victimes certains membres de la Céni.

Des militants de l'UPDS ont aussi été arrêtés après avoir été empêchés de manifester par les forces de sécurité, mobilisées en force aussi bien à Kinshasa que dans les autres villes de la RDC. Rien que pour la capitale du pays, plus de 20 000 éléments des services de l'ordre et de la garde républicaine ont été déployés, provoquant des tensions qui ont contraint des milliers de personnes à fuir dans le Congo-Brazzaville voisin par crainte de nouvelles violences. Les affrontements qui ont opposé les forces de l'ordre à des manifestants de l'opposition ont fait une trentaine de morts entre les 26 et 28 novembre. «L'appareil sécuritaire est encore trop fort, avec un système d'arrestations qui paraît difficilement supportable pour la population», a indiqué Thierry Vircoulon, directeur du Programme Afrique centrale à l'ONG International Crisis group (ICG), citée par l'AFP.

De son côté, la Mission de maintien de la paix de l'Onu en RDC (Monusco) a déployé environ 1400 soldats à Kinshasa en prévision d'une éventuelle dégradation de la situation sécuritaire dans la capitale. La situation était calme hier en RDC, selon les agences de presse mais la tension est perceptible selon plusieurs sources. Par ailleurs, Etienne Tshisekedi continue de réclamer sa victoire «en dépit de toutes les manoeuvres orchestrées par le pouvoir déchu», a déclaré Jacquemin Shabani, secrétaire général du parti, lors d'un point de presse. Il a aussi demandé «aux forces de l'ordre» et à la Monusco «de veiller à la protection des manifestants». Inquiète du risque d'une nouvelle guerre civile, la communauté internationale à appeler les différentes parties au calme. Plusieurs opposants ont demandé l'annulation de la présidentielle.

Lyes Menacer

La Tribune/19/12/2011


 

Actualités Afrique - News & informations