Sécurité aérienne - L'accident de l'avion-cargo de type Antonov 12 de Trans-Air Congo (TAC), qui s’est écrasé lundi dernier en plein cœur de Pointe-Noire, a fait 23 morts et 14 blessés, selon un nouveau bilan établi par des responsables de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC). Les causes de l'accident n'ont pas été précisées, mais les responsables de l'ANAC ont indiqué que l’appareil provenant de Brazzaville n’avait pas de problèmes techniques. Les dégâts matériels sont d'autant plus importants que l’appareil est tombé sur un quartier résidentiel, rasant près d’une vingtaine d’habitations. Selon des responsables de l’ANAC, il n’y a eu aucun survivant, les quatre membres de l’équipage ayant péri dans l’accident et les autres morts étant des victimes au sol.
L'appareil qui s'est écrasé sur Pointe-Noire a été fabriqué en 1964.
Une résolution de la maison Antonov, datée du 27 septembre 2008, limite la durée de l’exploitation de cet appareil à 50 ans, soit 50.000 heures de vol et 17.000 atterrissages.
Au Congo, les autorités en charge du secteur des transports aériens ont interdit depuis près d’une demie décennie les vols à passagers dans les aéronefs de Type Antonov 24.
Cette décision avait été prise dans le cadre des normes sécuritaires de l’aviation civile internationale.
Capitale économique et industriel du Congo, Pointe-Noire est le point de chute des marchandises provenant de l’extérieur.
Elle joue un rôle prépondérant dans les échanges commerciaux tant au niveau national que régional grâce à son port, l’un des plus importants en eau profonde dans la région du Golfe de Guinée.
Pana 23/03/2011
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