Côte d'Ivoire-Zambie - Les finales se suivent et se ressemblent pour le capitaine et attaquant de la Côte d'Ivoire, Didier Drogba. Pour ce dernier acte du rendez-vous de la grande messe africaine, l'attaquant de Chelsea était sans doute le plus attendu en l'absence de son rival goléador du Cameroun, Samuel Eto'o Fils. 2012, année Drogba ?
En tous les cas, il était dans le trio (avec Kantongo et Obameyang) des meilleurs buteurs de cette CAN avec 3 réalisations chacun. L'occasion était donc belle pour ravir la vedette au capitaine des Chipolopolo, Christopher Katongo. Didier a déçu et n'a pas honoré son rang dans le cercle restreint des meilleurs attaquants du monde.
Il a mis trop de temps à prendre les choses en main jusqu'à perdre tout espoir. Timide dans les 25 premières minutes de cette finale, l'Ivoirien a néanmoins offert une belle talonnade à Yaya Touré, hauteur d'une frappe mal cadrée (30e).
Mais dans l'ensemble, sans doute hanté par la volonté de trop bien faire, il sera invisible. Tout comme en 2006 face à l'Egypte, et même comme contre la Guinée Equatoriale, en quarts de finale de cette même CAN, le buteur ivoirien loupe son penalty (69e) accordé par l'arbitre sénégalais Badara Diatta.
Pendant que les supporters ivoiriens croyaient à une récidive comme face à la Guinée Equatoriale où Drogba rate son penalty et réussit un doublé au cours du jeu, c'est un attaquant aux jambes de plomb qui achèvera le match.
Les moqueries du goal zambien resteront à jamais gravées dans l'esprit du pachyderme. Maigre consolation, il réussira l'épreuve fatidique des tirs au but. Trop tard, la Zambie tient sa coupe et la génération Drogba devra encore attendre. Quel dommage !
Par Adama Salambere
Sidwaya/15/02/2012
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