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Wednesday
May 23rd
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Côte d'Ivoire-Sécurité: Départ massif des populations d'Abidjan

Les transporteurs font de la surenchère - Les actes terroristes que posent les hommes d'Alassane Ouattara à Abidjan poussent les populations à quitter la capitale économique. Ainsi, depuis quelque temps, on voit chaque jour des centaines de personnes quittant la ville d'Abidjan qui pour aller dans leurs villages qui pour se rendre dans d'autres localités qu'ils considèrent beaucoup plus sécurisées. On s'organise comme on peut pourvu qu'on puisse quitter Abidjan. Si le tableau de populations déplacées attriste de nombreuses personnes, il n'en est pas de même pour tout le monde. Au contraire, il y en a qui se frottent les mains. C'est le cas des transporteurs qui trouvent là l'occasion de profiter du malheur des autres pour accroître leurs chiffres d'affaires.

En effet, depuis le début du départ massif des populations d'Abidjan vers les localités de l'intérieur du pays, les transporteurs, devant la demande de plus en plus croissante, ont opté pour l'augmentation de leurs tarifs.

Ainsi, à la nouvelle gare d'Adjamé, comme s'ils s'étaient passés le mot, les compagnies de transport et autres mini-cars de transport en commun communément appelés Gbaka ont, sans exception, opté pour la surenchère.

Désormais, pour aller à Issia, il faut débourser 10.000 FCFA là où le tarif variait entre 4000 FCFA et 5000 FCFA. Que se soit avec la compagnie Syvo ou les mini-cars Massa, le tarif est le même. Et, ne comptez pas sur ses transporteurs pour vous faire une faveur même si vous descendez en cours de route.

Que vous alliez à Divo, Lakota ou Gagnoa, les voyageurs doivent absolument payer 10.000 FCFA. Ceux qui ont moins de moyens se tournent vers d'autres mini-cars ou compagnies telles que l'Express du Ranch qui fait la ligne Abidjan-Lakota. Là-bas, même si le coût est plus bas, il demeure élevé. Le minimum à débourser est de 8.000 FCFA.

Pour se rendre à Yamoussoukro, le tarif varie entre 8.000 FCFA et 10.000 FCFA. Et, tout candidat au voyage doit se soumettre à se tarif qui n'est rien de plus que de l'escroquerie. Même les grandes compagnies comme UTB s'y sont mises. La destination Bouaflé est montée à 12.000 FCFA quand celle de Daloa est de 15.000 FCFA.

Quand le voyageur va dans la zone sous contrôle des terroristes de Alassane Ouattara, les prix des tickets deviennent faramineux. D'abord, il n'existe plus de ligne allant au-delà de Bouaké. Celui qui doit se rendre à Katiola, Ferké, Korhogo, etc., doit obligatoirement faire escale à Bouaké pour emprunter un autre véhicule.

Pourtant, selon des témoignages recueillis à l'ancienne gare d'Adjamé, rien que pour se rendre dans la capitale de la Vallée du Bandama, il faut payer au moins 15.000 FCFA. De là, celui qui veut continuer, doit encore mettre la main à la poche.

Pourquoi donc les tarifs ont-ils tant augmenté ? Réponse d'un guichetier à la nouvelle gare : "La situation est devenue compliquée pour tout le monde. Quand nous allons à l'intérieur du pays, les véhicules font le complet.

Mais, au retour, ils sont vides parce que plus personne ne vient à Abidjan. Pour ne pas sortir perdant, nous sommes obligés de monter les tarifs. Ainsi, nous avons l'argent de l'aller et du retour".

Ce business est devenu tellement juteux que même les gbaka qui assuraient le transport à Abidjan se sont tournés vers le transport de passagers pour les longues distances. Ainsi, pendant que les pauvres populations souffrent, d'autres individus s'en mettent plein les poches.

Koné Modeste

Notre Voie/23/03/2011


 

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