Paris, France – Trois ONG de défense des droits de l'homme réclament la vérité sur les disparus du Beach. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH) ont appelé jeudi les autorités françaises et congolaises à mettre en œuvre leurs engagements de faire toute la lumière sur l'affaire des disparus du Beach de Brazzaville, à l’occasion du séjour du président congolais Denis Sassou Nguesso en France, a appris la PANA de source officielle.
Les trois ONG, profitant de la rencontre entre Denis Sassou Nguesso et son homologue français Nicolas Sarkozy, prévue demain vendredi, appellent dans un communiqué conjoint, les deux chefs d’Etat 'à mettre en œuvre leurs engagements de faire toute la lumière et contribuer à une justice effective et impartiale dans l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville'.
L’affaire, instruite au Tribunal de grande instance de Meaux, en France, depuis le dépôt d’une plainte, en décembre 2001, par les trois organisations et plusieurs victimes, vise à établir les responsabilités pénales individuelles dans la disparition de plus de 350 personnes durant les premières semaines de mai 1999 au port fluvial du Beach de Brazzaville.
'Faire avancer la procédure française est d’autant plus important que les victimes, tant en France qu’au Congo, attendent toujours que la justice soit faite, plus de 10 ans après les graves violations des droits de l’homme perpétrées au port fluvial du Beach de Brazzaville', ont déclaré les trois organisations.
Entre le 5 et le 14 mai 1999, des Congolais de Brazzaville, réfugiés du fait de la guerre civile dans la région du Pool ou en République Démocratique du Congo (RDC), sont revenus vers Brazzaville par le port fluvial, suite à la signature d’un accord tripartite entre la RDC, la République du Congo et le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), définissant un couloir humanitaire censé garantir leur sécurité.
A leur arrivée à Brazzaville, des centaines de personnes ont été arrêtées par des agents publics pour interrogatoire et ont disparu, sans que l’on sache, encore aujourd’hui, ce qui leur est arrivé.
Pana 10/02/2012
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