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Wednesday
May 23rd
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Algérie-Investissements: Des outils en quête de vulgarisation

Promotion des investissements - Antennes régionales du Fonds de garantie des crédits aux PME (FGAR) et d'autres pour l'Agence nationale de développement des investissements (Andi), bourse de partenariat et de sous-traitance, lancement de la première société de leasing en Algérie, démarrage des fonds d'investissement à travers plusieurs wilayas du pays, mesures incitatives à la création des microentreprises et bien d'autres dispositifs de soutien à l'investissement se multiplient ces derniers temps. La volonté de relancer l'investissement productif s'affiche de plus en plus. Devrait-on se réjouir de ces changements ou bien attendre l'application de ces mesures sur le terrain pour voir le flux des investissements repartir à la hausse en 2011 ? Car, qu'ils soient étrangers ou nationaux, les investissements en dehors de ceux provenant du secteur public restent faibles et le décollage économique se fait toujours attendre même si les chiffres rendus publics par les différentes institutions chargées d'accompagner les opérateurs économiques parlent d'un regain pour l'investissement.

A titre d'exemple, au total, 475 PME ont bénéficié de l'accompagnement FGAR pour des garanties financières dépassant les 12,5 milliards de dinars durant les deux premiers mois de l'année en cours. Cependant, la majorité des projets soutenus sont concentrés dans la région du Centre avec 249 projets, suivie de la région de l'Est avec 131 projets. Cela pour dire que l'investissement dans le Sud et dans les Hauts Plateaux reste faible, alors que c'est à ce niveau que les besoins d'emploi s'expriment le plus face à l'absence d'opportunités.

Concernant les investissement directs étrangers (IDE), l'Andi parle de l'amorce d'une reprise perceptible en 2010 avec 11 projets contre 4 seulement en 2009. Mais, la prudence est toujours là. Et pour cause, la confiance à l'égard du marché algérien n'est pas encore regagnée. Ce qui bloque justement l'émergence des projets étrangers en Algérie. Sur le plan national, c'est la baisse avec un nombre de 9 499 projets d'investissement éligibles aux avantages accordés par le dispositif d'encouragement des investissements. A signaler aussi que, dans ces projets, il n'y a pas de place pour l'innovation.

Ce sont toujours les mêmes secteurs qui enregistrent l'intérêt des opérateurs, à savoir les transports et le BTPH, alors que les industries n'attirent pas les investisseurs. Un constat inquiétant au moment où le gouvernement cherche à porter la part de l'industrie nationale dans le PIB à 10% en 2014 contre 5% actuellement. Tout comme le FGAR, l'Andi a relevé dans son dernier rapport en termes de nombre de projets une concentration des projets d'investissement au nord du pays (incluant le Centre, l'Est et l'Ouest) avec 6 537 projets, soit 69% de l'ensemble des projets recensés contre 31% dans le Sud et les Hauts Plateaux. Inciter les investisseurs à aller vers ces régions où le problème du foncier ne se pose pas avec la même acuité que dans le nord est l'autre bataille que le gouvernement est appelé à mener pour réduire ces disparités. Il s'agit aussi d'oeuvrer à drainer les filières porteuses, que ce soit au Nord ou dans les régions citées plus haut pour en finir avec les transports et les limonaderies. Le chef de l'Etat a d'ailleurs insisté sur ces questions à maintes reprises.

Les industries mécanique, électronique, pharmaceutique, agroalimentaire et les services attendent, en effet, d'être investis ne serait-ce que pour diminuer un tant soit peu la facture des importations dans ces segments où les besoins de l'Algérie sont de plus en plus importants. Autant, alors, jouer sur la vulgarisation des dispositifs arrêtés notamment en ce qui concerne les 48 fonds d'investissement auxquels 6 établissements financiers devront contribuer en tablant sur la communication et sur la transparence dans la gestion des sommes débloquées à cet effet.

Samira Imadalou

La Tribune/15/03/2011


 

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