L'Afrique invitée à transformer ses richesses naturelles - Le continent africain, gros producteur des plus importantes richesses naturelles de la planète, qui ne touche que 1/20ème de la valeur ajoutée, devrait s’atteler à les transformer sur place, a indiqué lundi soir dans la capitale économique ivoirienne à l’envoyé spécial de la PANA, le Français Richard Walter, Coordinateur général de la Triennale 2012, prévue au Burkina Faso.
M. Walter assure que la transformation des richesses naturelles africaines sur place conduira à la création d’une véritable industrie de transformation, à la formation des jeunes aux métiers de valeur ajoutée, comme par exemple le cacao ivoirien ou le coton malien qui, avant leur exportation, subiront une seconde transformation pour créer des emplois, ainsi qu’une valeur ajoutée.
'Il n’est pas normal que les valeurs ajoutées se fassent hors du continent africain qui fournit les matières premières', a dénoncé Walter, appelant ainsi les pouvoirs publics et autres responsables africains à une réflexion sur la jonction entre la formation et les métiers de transformation des produits, un travail non encore fait.
Selon M. Walter, qui participe à la Deuxième rencontre du Pôle de quaIité inter-pays (PQIP) sur le développement des compétences techniques et professionnelles en Afrique, une moyenne de 5 pour cent des budgets publics est allouée à la formation, ce qui ne pourra pas concrétiser la formation des jeunes en quête d’un emploi leur permettant de gagner leur vie décemment.
Le coordinateur général de la Triennale 2012 prévue en février prochain au Burkina Faso, qui planchera sur les systèmes d’éducation et de formation au service du développement durable de l’Afrique, exhorte les décideurs africains à 'positiver la formation' pour en faire une véritable voie de professionnalisation et d’insertion réussie dans le monde du travail.
'Il est indispensable de donner davantage de moyens aux besoins de répondre à la double demande, celle de trouver du travail et celle économique devant permettre aux entreprises de développer des activités économiques à forte valeur ajoutée', a-t-il souligné.
Il estime que 60 pour cent des étudiants diplômés africains en Licence ou Master entrent dans le monde du travail en refaisant l’apprentissage ou la formation sur le tas, ce qui génère une importante perte d’énergie et de temps. Aussi, il souhaite la professionnalisation de l’ensemble des parcours pour que la préoccupation de l’emploi des jeunes soit une préoccupation majeure.
On rappelle que la Triennale organisée par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) est considérée comme l’événement mondial le plus important de l’éducation en Afrique, tant au niveau de la participation que de la teneur des discussions.
Par Ali Coulibaly, envoyé spécial de la PANA
Pana 20/09/2011
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