AfriqueJet - Afrique Actualité Information

Actualités, informations africaines et internationales: Dépêches, brèves, dossiers, articles dinformations

Wednesday
May 23rd
Informations Actualite Afrique Santé Afrique-Santé: Un nouveau groupe de moustiques vecteur du paludisme

Afrique-Santé: Un nouveau groupe de moustiques vecteur du paludisme

Des chercheurs ont découvert un nouveau groupe de moustiques vecteur du paludisme - Les chercheurs de l'institut Pasteur et du CNRS ont découvert l'existence d'une nouvelle sous-espèce du moustique vecteur du paludisme, Anapheles Gambiae, plus sensible au parasite plasmodium qui se développe plus «efficacement dans leur organisme», que toutes les autres catégories de moustiques. Il a été identifié grâce à des méthodes de collecte et d'échantillonnage qui prenaient en compte pour la première fois le comportement des moustiques.


Cette étude concernait donc les moustiques qui piquent et se reposent dans les maisons, qui n'y rentrent que pour se nourrir et en ressortent après, ceux qui n'entrent jamais dans les maisons.

Jusqu'à ce jour, les études de terrain consistaient à étudier la propension des moustiques Anopheles gambiae à transmettre le paludisme. Elles étaient menées selon l'hypothèse que les hommes se font piquer surtout la nuit, au sein des habitations. L'échantillonnage était donc réalisé dans les villages, au sein même des maisons.

L'étude qui a duré quatre ans, visait à établir la cartographie génétique des populations de moustiques transmettant le paludisme au Burkina Faso. Les chercheurs ont collecté des spécimens de larves et d'insectes adultes d'anophèles du type Anapheles Gambiae autour de quelques villages à l'intérieur comme à l'extérieur des habitations dans des flaques d'eau.

Les observations ont révélé notamment que cette catégorie d'anophèles, génétiquement différente des autres, était «particulièrement efficace pour transmettre et disséminer le parasite». Baptisée A. gambiae Goundry, ces moustiques piquent et vivent dehors, ou qui piquent à l'intérieur des maisons mais en ressortent ensuite pour se reposer. Ils n'ont ainsi jamais fait partie des échantillons traditionnels.

Une découverte importante par laquelle, les chercheurs pensent expliquer la difficulté à réduire la transmission du paludisme à l'homme. Les méthodes lutte antivectorielle actuelles en effet, sont appliquées dans les habitations et concernent uniquement les moustiques qui se trouvent au sein des habitations.

Les chercheurs soulignent l'importance d'insérer cette nouvelle donnée comportementale dans les stratégies de lutte vectorielle pour redéfinir les stratégies de contrôle de la maladie, et ainsi pouvoir toucher l'ensemble des insectes vecteurs. Ils mettent cependant un bémol aux résultats de l'étude publiés récemment dans la Revue Science car «La responsabilité de ces moustiques restent à établir».

L'étude a été réalisée par des équipes mixtes de chercheurs de l'unité de Génétique et génomique des insectes vecteurs (Institut Pasteur/CNRS URA 3012) en collaboration avec le Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme (Ouagadougou, Burkina Faso), l'Université du Minnesota (Etats-Unis) et l'Université Harvard (Etats-Unis).

Jamie Lufuta N.

Le Potentiel

 


 

Actualités Afrique - News & informations