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Universités: Menace d’invalidation de l’année académique au Bénin

L’année académique menacée au Bénin - Les enseignants des universités béninoises menacent de ne rien faire pour empêcher l’invalidation de l’année académique en cours, si le gouvernement persiste dans la défalcation sur salaires pour fait de grève.

Dans une déclaration rendue publique à Cotonou, les enseignants qui observent 96h de grève illimitée, n’entendent pas sacrifier leurs congés pour rattraper l’année en cours si le gouvernement continue dans son obstination à ne pas donner satisfaction aux revendications des centrales syndicales.

La colère des enseignants du supérieur est exacerbée par 'l’arbitraire' des défalcations qui auraient touché même des universitaires en mission et certains déjà admis à la retraite.
Ils qualifient l’attitude du gouvernement de dilatoire et exigent la restitution des défalcations opérées sur les salaires des grévistes, et la satisfaction sans délais et sans condition de tous les préalables des revendications.

Depuis  cinq semaines, rappelle-t-on, les confédérations syndicales des travailleurs du Bénin ont déclenché un mouvement de grève à la suite de la répression d'une marche pacifique qu'elles avaient organisée le 27 décembre dernier, pour protester contre la privation des libertés fondamentales et qui a fait plusieurs blessés, dont des secrétaires généraux de centrales syndicales.

Pour protester contre cette répression, les centrales syndicales ont, au départ, entamé depuis le 7 janvier, un débrayage systématique de 48 h par semaine, porté ensuite à 72 h avec les défalcations sur les salaires du mois de janvier.

Quelques semaines plus tôt, deux secteurs clés, la justice et la santé, avaient déjà entamé un débrayage de 72 h par semaine.

Les magistrats eux, sont passés à 5 jours de débrayage par semaine et les praticiens hospitaliers menaçaient de provoquer, dès lundi dernier, une paralysie totale du secteur avec l’opération 'hôpitaux morts'.

Ce mot d’ordre a été repoussé de 10 jours avec la médiation du président de l’Assemblée nationale. Quant au dialogue social entre le gouvernement et les centrales syndicales, trois rencontres ont été déjà organisées sans issue, les deux parties campant sur leurs positions.

Pana 16/02/2014