Lors d'une conférence de presse lundi, l'ex-bâtonnier Abdelwahab Béhi a admis "l'impasse" dans laquelle ont débouché ses efforts de médiation entre les parties au conflit.
Exclus du comité directeur à la suite du 5ème congrès de la LTDH, tenu en 2000, des membres de la Ligue proches du parti au pouvoir ont réussi à obtenir l'annulation de ces assises par voie de justice pour "violation du règlement intérieur et de la charte" de l'organisation.
Le président de la Ligue, Me Mokhtar Trifi, a souvent accusé les autorités d'être derrière la crise dans le but de la "mettre au pas", alors que le gouvernement s'en défend en estimant qu'il s'agit d'"un problème interne".
Le marathon judiciaire qui s'ensuivit a fini par limiter les prérogatives de l'instance dirigeante à l'organisation d'un nouveau congrès engendrant un imbroglio juridico-politique qui tarde à trouver une issue.
M. Béhi a mis l'accent sur "les concessions" présentées par le représentant des plaignants, Me Chédli Ben Younès, pour favoriser la tenue d'un "congrès consensuel" dans les meilleurs délais.
"Nous sommes arrivés à la croisée des chemins, une étape délicate et décisive qui peut mener à un déblocage de la situation comme à un échec", a déclaré de son côté le président du Comité supérieur des droits de l'Homme et des libertés fondamentales (gouvernemental), Moncer Rouissi, qui s'est joint à la médiation.
Tout en se félicitant des "grands progrès" enregistrés à la faveur d'un "dialogue serein et cordial", il a déploré que les deux parties se soient séparées en mai dernier sans avoir pris un nouveau rendez-vous, en raison de divergences qu'il a qualifiées de "secondaires".
"Les deux parties qui, au demeurant sont attachées à l'indépendance de la Ligue et soucieuses de trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais, doivent revoir leurs positions pour surmonter les obstacles et préserver l'acquis national que représente la LTDH", a-t-il suggéré.
L'ex-bâtonnier, lui-même ancien "liguard", considère, quant à lui, que "tant que la porte est entr'ouverte, il reste de l'espoir".
Tunis - Pana 01/06/2010
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