Au cours d'une conférence de presse tenue mercredi à Tripoli, M. Kaeim a indiqué que l'affaire est totalement différente et sans lien avec celle de l'arrestation du diplomate libyen, Hannibal Kadhafi et sa famille, le 15 juillet 2007 par la Police de Genève, dénonçant l'insistance des autorités helvétiques à lier les deux affaires.
Il a appelé les familles des deux citoyens suisses à intervenir auprès des autorités de leur pays pour qu'elles n'en fassent pas "des otage politique", en persistant à lier deux affaires entièrement différentes, ce qui pourrait nuire aux intérêts des deux citoyens.
M. Kaeim a indiqué que l'affaire des deux citoyens suisses n'a jamais fait partie de quelconque arrangement conclu entre la Libye et la Suisse, citant à titre d'exemple le mémorandum signé entre les deux pays qui a crée la commission de règlement du différend entre les deux partie qui a produit un rapport sur la base duquel a été signé l'accord du 20 août 2009 entre le président de la Confédération suisse et le secrétaire du Comité populaire général libyen et que tout ce que peut faire la Libye est d'accélérer la procédure de leur jugement.
Il a indiqué aussi que l'affaire des deux citoyens suisses est actuellement entre les mains de la justice libyenne qui est seule habilitée à statuer dessus et que l'Etat libyen n'est plus concerné, affirmant que les deux incriminés doivent nécessairement résider en dehors de l'ambassade de leur pays dans un endroit qui ne jouit pas d'immunité diplomatique, afin de pouvoir recevoir leurs convocations pour le procès et assister aux audiences du tribunal.
Le responsable libyen a démenti que les deux Suisses aient été kidnappés, affirmant qu'au contraire, l'ambassade suisse à Tripoli a été informée bien auparavant des intentions des autorités libyennes de les garder dans un endroit sûr, à la suite des déclarations de certains responsables helvétiques et les informations rapportée par la presse officielle suisse notamment le journal la "Tribune de Genève", qui a effectué un sondage sur l'option de faire une opération commando pour libérer les deux Suisses.
Revenant à l'affaire de l'arrestation de Hannibal Kadhafi, le secrétaire du comité populaire des Relations extérieures et de la Coopération internationale a indiqué que la Suisse a fait preuve de mauvaise volonté et fait traîner les choses, en refusant d'appliquer les clauses de l'accord signé sur la base d'un compromis entre Tripoli et Genève le 20 août 2009 et qui constitue pour les autorités libyenne la seule voie de régler le différend entre les deux parties.
Il a, à cet égard, indiqué que la Suisse refuse jusqu'à présent de contacter les diplomates libyen et suisse en poste à Londres, en Grande-Bretagne, qui doit accueillir le tribunal arbitral entre les deux pays stipulé par l'accord du 20 août dernier et rappelé juste après la signature de cet accord, que la Suisse a publié la photo de Hannibal Kadhafi après son interpellation par la Police dans la presse, ce qui viole le droit suisse.
Il a rappelé également que la revendication de la Libye n'a jamais été d'avoir des excuses qu'elle a, d'ailleurs obtenu dès les premières heures de l'éclatement de l'affaire de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi de la part de la ministre suisse des Affaires étrangères, qui a promis un texte comprenant des excuses de la Suisse plus claire et plus exhaustives que celles présentées par le président de la Confédération Hanz Merz, mais que sa revendication principale est la comparution devant un tribunal des personnes qui ont planifié et exécuté l'arrestation dudit diplomate libyen en infraction à toues les règles et conventions de Genève et pour des motifs entièrement fabriqués et faux.
Revenant aux mauvaises intention des autorités helvétiques, le responsable libyen a indiqué que la Suisse a récemment pris des mesures de restrictions de visas à l'encontre des citoyens libyens sans avoir auparavant averti la Libye de ces dispositions et a profité des compétences que lui confère son partenariat dans les accords de Schengen pour exercer des chantage contre la Libye, refusant d'octroyer des visas de ce type aux citoyens libyens, affirmant que la Libye a convoqué les ambassadeurs des pays européens et partenaires de Schengen pour les informer des agissements de la Suisse, les mettant en garde contre le fait que de telles actions pourraient nuire aux intérêts européens.
Tripoli - 12/11/2009
Pana
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