Initiée par l'Organisation internationale pour la paix, l'assistance et le secours (IOPCR), une ONG libyenne en collaboration avec le Centre international pour la promotion des politiques migratoires (ICMPD), le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Centre italien pour les réfugiés, cette rencontre de deux jours vise à renforcer les capacités des responsables et personnels libyens en charge des centres de rétention de migrants sur les normes standard de gestion d'établissements de ce genre.
Le président de l'IOPCR, l'ingénieur Khaled Khouildi, le directeur du département des Passeports au comité populaire libyen de la Sûreté publique, Mohamed El Bechir, la directrice des programmes de l'ICMPD, Arabelle Bernecker, le chef de mission de l'UNHCR en Libye, Mazin Abu Shanab, le chef du Centre italien pour les réfugiés, Christopher Hein, plusieurs responsables locaux et des chefs et membres des missions diplomatiques accréditées en Libye ont pris part à la séance inaugurale de cette rencontre.
Les différentes interventions lors de cet atelier ont mis l'accent sur l'importance que revêt la question de l'émigration qui est un sujet lancinant, bien qu'il s'agisse d'un phénomène naturel du mouvement des êtres humain à travers les époques de l'hitoire et souligné la nécessité de ne pas considérer l'émigré comme un criminel mais plutôt comme une personne qui a été poussée par des conditions matérielles, politiques et sociales à émigrer à la recherche de conditions de vie meilleures.
Les orateurs ont également mis en exergue le fait que la Libye de par sa position géographique a toujours constitué un corridor de passage entre l'Afrique et la Méditerranée et qu'a cet égard, ce pays est à la fois un point de transit et d'accueil des émigrés et affirmé que les autorités du pays ont déployé des efforts considérables pour aider les émigrés et les soulager de leurs souffrances.
Ils ont souligné aussi la nécessité de trouver rapidement des solutions idoines à l'émigration, notamment à travers la mise en place de projets de développement dans les pays d'origine de l'émigration afin de fixer les candidats à l'émigration chez eux.
Plusieurs communications traitant de l'émigration en Libye et ses effets, de l'expérience personnelle d'émigrés, des flux des migrations mixtes et des moyens des institutions libyennes, des réfugiés et le droit migratoire, des axes migratoires, de la migration "ses causes et motivations", de la gestion des centres de migration, des dispositions relatives à l'accueil et la gestion de la migration mixte en Italie et en Europe et le rôle des ONGs dans la lutte contre l'émigration clandestine, seront données par des universitaires et spécialistés au cours de cet atelier.
Sabratha - 10/11/2009
Pana
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