La nouvelle agence panafricaine cible 50 millions de personnes d'ici 2015 - L'Agence intergouvernementale eau et assainissement pour l'Afrique (Eaa) ambitionne de faciliter l'accès aux services d'eau et d'assainissement à 50 millions d'Africains d'ici à 2015. La nouvelle structure présentée hier et qui a un champ d'action plus élargi a reçu mandat d'étendre son intervention sur tout le continent.
Le ministre d'Etat, ministre de l'Urbanisme et de l'Assainissement, Bécaye Diop, a procédé, hier, au lancement de la nouvelle Agence intergouvernementale Eau et Assainissement pour l'Afrique (Eaa). La structure aura pour missions d'élaborer des stratégies innovantes pour apporter des solutions aux problèmes de rareté de la ressource en eau et renforcer l'accès aux services d'assainissement.
« L'ambition de Eaa, au cours de la période 2011 et 2015, est d'atteindre, avec l'appui des partenaires, 50 millions de bénéficiaires sur le continent, avec un budget de 25 milliards de F Cfa par an », a révélé le représentant de l'Agence au Sénégal, Ndiougou Niang. La nouvelle agence qui compte 22 pays a reçu mandat, lors de sa création, le 5 décembre dernier, d'étendre son champ d'action et de couvrir tout le continent.
Cette orientation et l'élargissement de son champ de compétence sont justifiés par l'urgence de relever des défis. « Aujourd'hui, plus de 300 millions de personnes, en Afrique, n'ont pas un accès adéquat à l'eau potable et 500 millions d'individus continuent à déféquer dans la nature », a soutenu le directeur de l'Agence intergouvernementale eau et assainissement pour l'Afrique (Eaa), Idrissa Doucouré.
Selon les chiffres officiels, 2000 enfants africains de moins de 5 ans décèdent à cause du manque d'eau potable et d'assainissement décents. « Il va de soi qu'il sera difficile d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement dans les secteurs comme la santé, l'éducation, entre autres, sans atteindre les objectifs pour l'eau et l'assainissement », a avancé Idrissa Doucouré.
Le ministre d'Etat, ministre de l'Urbanisme et de l'Assainissement, Bécaye Diop, a demandé à la nouvelle structure d'identifier les actions prioritaires, afin d'accélérer le taux d'accès à l'assainissement aussi bien en milieu urbain que dans la zone rurale.
Identifier les actions prioritaires
« J'invite l'Agence à amplifier ses interventions pour apporter une réponse appropriée à l'accélération du taux de desserte en assainissement, de délibérer sur les mesures urgentes à entreprendre à quatre années de l'échéance des OMD », a indiqué le ministre d'Etat.
L'Agence mobilisera les ressources au profit des Etats et développera des stratégies pour les impliquer dans la gouvernance et le renforcement de la coopération sous-régionale. Selon le directeur de l'assainissement, Adama Mbaye, la nouvelle Agence hérite, entre autres, du Crepa, une expérience solide dans la mise en oeuvre des politiques, la recherche des solutions technologies appropriées.
La nouvelle Agence comprend un centre de recherche dont la mission est de promouvoir et de coordonner la recherche sur les solutions innovantes appropriées. La Fondation de cette structure aura pour tâche de collecter et gérer des ressources financières, afin de renforcer l'accès aux services aux populations vulnérables.
La structure peut compter sur le gouvernement du Sénégal qui a pris l'engagement de s'investir pour la réussite de ses missions.
« Le gouvernement du Sénégal a décidé de participer au financement, à travers son budget consolidé d'investissement, d'une part, et d'autre part, par la désignation, comme par le passé, de l'agence comme maîetre d'ouvrage délégué pour la mise en oeuvre de programmes d'assainissement », a affirmé le ministre d'Etat, Bécaye Diop.
Idrissa Sané
Le Soleil/17/01/2012
| < Prev | Next > |
|---|