Abuja, Nigeria - Des centaines de femmes ouest-africaines ont convergé ce mercredi au siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria, pour réclamer aux dirigeants ouest-africains qui se réunissent en sommet les 23 et 24 mars, des mesures immédiates en Côte d'Ivoire. Portant des t-shirts blancs sur lesquels était inscrit 'les femmes ouest-africaines demandent la paix en Côte d'Ivoire', elles ont chanté des slogans en ce sens et brandi des pancartes demandant une action urgente pour ce pays ouest-africain plongé dans une crise post-électorale qui menace de le précipiter dans la guerre civile. 'Nous demandons une intervention de toute urgence des dirigeants ouest-africain afin que la situation ne dégénère pas mais aussi pour faire en sorte que ce qui se passe en Côte d'Ivoire n'ait pas des effets négatifs sur les autres nations ouest-africaines qui doivent organiser des élections bientôt' a déclaré Omolara Oyela du Nigeria, l'une des porte-parole des femmes.
S'exprimant dans le même esprit, Sartah Dempster du Liberia a rappelé que 80.000 Ivoiriens étaient arrivés dans son pays depuis le début de la crise, mettant en garde contre une augmentation de ce nombre à moins que des mesures ne soient prises de toute urgence.
'Le Liberia doit organiser des élections en octobre et la crise ivoirienne, si elle n'est pas réglée, pourrait avoir un effet négatif sur ces élections' a-t-elle estimé.
Les femmes, issues de différentes organisations féminines de la sous-région, ont fait savoir qu'elles ne préconisaient pas une solution militaire, qu'elles voulaient que les dirigeants intensifient leurs efforts pour trouver une issue à la situation dans le premier pays producteur de cacao.
On rappelle que la CEDEAO a menacé d'utiliser la force pour déloger le président sortant, Laurent Gbagbo, s'il refuse de quitter le pouvoir pacifiquement, en faveur de Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de l'élection présidentielle de 2010.
Pana 23/03/2011
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