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May 22nd
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Les experts en environnement en conclave à Durban

Afrique du Sud - Après le Danemark et le Mexique, c'est l'Afrique du Sud qui accueille du 28 novembre au 09 décembre 2011, la conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc). En annonçant, hier, son intention de prendre part à cette conférence, le ministre de l'Environnement a soutenu que la position du Sénégal sur les négociations sur le changement climatique reste invariable.

La position du Sénégal, lors de la dix-septième conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), qui va se tenir du 28 novembre au 9 décembre 2011 à Durban en Afrique du Sud, sous l'égide des Nations unies, reste la même que celle qu'il avait adoptée à Copenhague et à Cancun.

En effet, le ministre de l'Environnement et de la protection de la nature a annoncé, hier, que le Sénégal va intégrer le groupe africain et accordera une forte priorité aux débats axés sur le financement des projets d'atténuation et d'adaptation des changements climatiques en Afrique.

Venu présider une réunion de mise à niveau avec les membres de son cabinet, les acteurs des Ong, les députés et sénateurs, Djibo Kâ a fait part de ses inquiétudes sur l'avenir des pays en voie de développement en ce qui concerne la gestion du changement climatique.

Car, d'après lui, si l'Amérique, la Chine et la Russie, en tant que grandes puissances mondiales perdurent à ne pas soutenir correctement la cause de l'Afrique, 'l'avenir du continent restera sombre'.

Le chef de division climat et protection côtière, Madeleine Sarr Diouf, dira pour sa part que durant la conférence de Durban, les ministres africains doivent axer leurs interventions sur un nouveau traité climatique qui prendrait en compte les intérêts des Africains les plus touchés.

Elle soutient, par ailleurs, que le bloc africain ne négocierait pas, à moins que les 100 milliards de dollars américains promis lors du sommet de Copenhague ne soient mis à la disposition des pays pauvres, les plus touchés par ce phénomène.

Toutefois, Mme Diouf estime que 'sans résolution des divergences sur la mobilisation du financement, ces mécanismes pourraient être assimilés à des coquilles vides'.

Par conséquent, poursuit-elle, 'il est impératif qu'une attente soit trouvée au niveau du bloc africain sur la contribution et l'ampleur des sources de financement mixtes pour les 100 milliards de dollars Us promis pour chaque année de 2012 à 2020 par les pays développés, ainsi que sur les exigences de transparence du financement octroyé'.

Durban 2011 sera aussi l'occasion pour les dirigeants africains d'évaluer et de prodiguer des conseils sur les travaux préparatoires en cours de la Commission, en collaboration avec l'Afrique du Sud, la Banque africaine de développement (Bad), la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (Cea), entre autres partenaires. Ces institutions, selon les dires du chef de la division climat et protection côtière, ont déployé des efforts pour avoir un pavillon africain à Durban.

Ainsi, le pavillon africain sera organisé autour du thème : 'Développement d'Abord'. Il va présenter, pendant toute la durée de la conférence, une série d'événements initiés par un certain nombre de parties prenantes pour mettre en valeur les meilleures pratiques et les réussites de l'Afrique face aux changements climatiques et à la variabilité climatique.

Les manifestations dans le pavillon africain vont culminer le 8 décembre avec une 'Journée de l'Afrique', avec des forums de haut niveau sur l'avenir de l'Afrique dans le contexte des changements climatiques et sur le financement en faveur de la réponse de l'Afrique aux changements climatiques.

La commission chargée du climat a pour but de défendre une position africaine commune sur les changements climatiques et de s'assurer que l'Afrique parle d'une seule voix dans les négociations mondiales sur les changements climatiques.

Dans un autre contexte, Mme Diouf tient à rappeler qu'à Cancun en 2010, les négociations ont pu retrouver un nouveau souffle avec l'adaptation des accords de Cancun par le Cdp-16.

Ces accords marquent une avancée déterminante pour la poursuite du processus de négociations sur le régime post-2012. Puisque, depuis 2011, ils constituent la base de discussions qui visent à opérationnaliser à Durban les mécanismes créés par ces accords.

Paule Kadja Traore

Wal Fadjri/17/11/2011


 

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