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Sep 09th
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Education: DEF 2009, examen en cours

Les épreuves du DEF 2009 s'achèvent ce matin par les mathématiques pour les candidats réguliers. Les candidats libres poursuivront la journée avec l'histoire, la géographie, les sciences naturelles et l'éducation civique et morale (ECM).

Comme à l’accoutumée, les épreuves ont démarré hier par la composition française. Deux sujets étaient proposés au choix. Dans le premier, l'écrivain sénégalais Mariama Bâ reproche à ses contemporains de négliger l'éducation des enfants pour ne songer qu'à leur donner "le bagage intellectuel" capable de les hisser à de hautes fonctions socialement enviées. Ce premier sujet est ainsi libellé : "Le rêve d'une ascension fulgurante pousse les parents à donner plus de savoir que d'éducation à leurs enfants". Quelle réflexion t'inspire cette critique de Mariama Bâ, dans son roman "Une si longue lettre" ?

Le second sujet demande si le téléphone et la lettre remplissent en toutes circonstances les mêmes rôles. Il s'agit donc de faire ressortir les avantages et les inconvénients de ces différents modes de communication. L'appel téléphonique est certes rapide, ce qui nous pousse à le préférer à la missive pourtant matérielle et au message plus facile à comprendre et à retenir donc plus consistant. "De nos jours, la communication téléphonique a pris le pas sur la lettre. Penses-tu que le téléphone et la lettre remplissent en toutes circonstances les mêmes rôles ? «

Dans la matinée d'hier les centres d'examen du district de Bamako étaient plongés dans un calme total. A 9 heures, le centre du groupe scolaire Mamadou Goundo Simaga de Badalabougou 2è cycle a reçu la visite de la directrice de l'académie rive droite, Mme Togola Diama Sissouma, accompagnée du directeur du CAP de Torokorobougou, Pathé Tamboura, et du maire de la Commune V, Boubacar Bâ. L'édile nouvellement élu a effectué le tour des centres d'examen de sa commune, un geste très apprécié par les présidents des centres d'examen, les surveillants et les candidats.

A leur passage dans ce premier centre, les 150 candidats repartis en 6 salles planchaient sur la rédaction et le président du centre, en plus de cette visite, avait un autre motif de satisfaction. Abdoulaye Ballo assure qu'il n'enregistre pas une seule absence parmi ses candidats. Ce qui n'est pas le cas partout.

Au groupe scolaire du Quartier Mali, la présidente du centre, Mme Sy Assitan Traoré, gère plus de candidats que son collègue Ballo. Sur ses 179 postulants, on ne déplorait qu'une seule absence.

Les présidents des centres du groupe scolaire Mamadou Diarra I et II de Médina Coura sont Lassana Koné et Abdoulaye Traoré. 192 candidats composent chez le premier où on a constaté trois absences hier. Parmi les 126 candidats du second centre, il n'y a qu'un seul absent. A Missira II, le président de centre, Djibril Bâ, a enregistré 4 absences. Idem chez son voisin Modibo Makanguilé qui relève 4 places inoccupées parmi les 200 candidats que compte son centre.

Pour chaque épreuve, le principe est simple et bien rodé. Le président du centre ou son suppléant se rend dans une salle, muni de l'enveloppe contenant le sujet et, en présence des surveillants, il l'ouvre après avoir fait constater qu'elle est bien cachetée. Alors seulement chaque surveillant présent prend les copies de l'épreuve et retourne dans sa salle, où l'attend son second. Ils procèdent à la distribution, font une lecture du sujet et inscrivent la durée au tableau.

Auparavant les candidats sont toujours priés de se débarrasser des antisèches et autres objets scolaires suspects.

Ils sont, cette année, 146 784 candidats, répartis entre 1293 centres d'examen à travers le pays, à se lancer à l’assaut du précieux sésame qui ouvre la porte aux études secondaires.

C. DIAWARA

L'Essor n°16460 du 11 juin 2009