Unn mécanisme bien huilé - Le sac de 50 kg d'engrais minéraux est cédé à 12.500 Fcfa partout et la semence à 300 Fcfa. Les intrants sont un facteur déterminant dans la réussite d'une campagne agricole.
C'est pour cette raison que la direction nationale de l'agriculture en tant que service technique, élabore chaque année un schéma d'approvisionnement des producteurs en intrants agricoles. En effet, il existe deux façons d'approvisionner les paysans en fonction de leur pouvoir d'achat et leur degré d'organisation.
La première catégorie concerne les producteurs regroupés au sein des organisations paysannes au niveau des offices. Les seconds sont ceux qui sont non éligibles au système d'appel d'offre. Au titre de la campagne 2009/2010, le sac de 50 kg d'engrais minéraux est cédé à 12.500 Fcfa au producteur quelque soit la nature. L'État n'a pas accordé de crédit cette année pour les intrants, bien que la subvention demeure. La plupart des paysans n'ayant pas accès au crédit se trouvent dans les différentes régions. L'encadrement technique procède au recensement des producteurs de maïs, riz et blé (localité et superficie) et délivre une caution technique au producteur ou au groupement de producteurs. C'est sur la base de cette caution technique signée de l'agent de base et du directeur de la structure d'encadrement technique que le fournisseur délivre l'engrais. Ils achètent au comptant sur la base de la présentation de la caution technique délivrée par les agents de base.
Le principe d'approvisionnement par suite d'appels d'offre est de mise au niveau des offices qui apportent l'appui conseil aux organisations de producteurs dans le montage technique des dossiers d'appel d'offre. Ces dossiers sont soumis aux banques et au système financier décentralisé pour financement. Le crédit ainsi obtenu sera remboursé en fin de campagne. Les prix repères sont de 15.435 Fcfa pour le sac de 50 kg d'urée et 18.675 Fcfa pour le complexe céréales. Le producteur paie au comptant les 12.500 Fcfa. Le fournisseur se munit de la caution technique et de la facture, ainsi le bordereau de livraison peut accéder à la subvention.
La subvention qui prend en charge la différence, sera payée aux fournisseurs par le ministère des Finances. Dans le cadre de la mise en oeuvre du schéma d'approvisionnement des producteurs agricoles en intrants, le département de l'agriculture a pris contact avec les fournisseurs de la place pour que ceux-ci positionnent l'engrais dans les chefs-lieux des cercles en fonction de leur capacité. Ce positionnement doit se faire en étroite collaboration avec les services techniques afin que les agents chargés de délivrer la caution technique puissent informer les producteurs sur les lieux de vente dans les cercles et des communes.
Par ailleurs, pour éviter que les stocks ne s'entassent dans les régions, les fournisseurs devront travailler en étroite collaboration avec les services techniques qui les orienteront en fonction des besoins recensés. Concernant la zone CMDT, l'engrais est cédé à 12.500 Fcfa à crédit aux producteurs qui sont dans le système coton, c'est-à-dire, qui cultivent du coton et le maïs. Les paysans qui ne feront pas le coton, mais uniquement du maïs, auront l'engrais au prix de 12.500 Fcfa au comptant.
Toujours sur la base de la caution technique délivrée par l'encadrement de la CMDT et des directions régionales de l'agriculture qui est chargée du recensement des producteurs. La semence vient en appui au mécanisme. C'est dans ce cadre que la semence du riz Nerica est positionnée au niveau de certaines associations de producteurs de semences dans les régions de Sikasso, Koulikoro et Kayes et au niveau du service semencier national. Elle est vendue au prix de 300 Fcfa le kilogramme.
Les nouveaux producteurs de Nerica payent également au comptant la semence qui est subventionnée à 50%. La part de la subvention est récupérée par les associations des producteurs de semences et versée dans le compte "stock national de sécurité de semences". Le secteur privé est fortement impliqué dans ce secteur surtout au niveau des centres urbains. Il faut signaler que la subvention porte sur un prix de 300 Fcfa afin de limiter la spéculation.
C. A. DIA
L'Essor n°16465 du 17 juin 2009
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