Prix du carburant au Sénégal - Vers la création d'une commission chargée d'étudier la baisse du prix du carburant. Le ministre délégué en charge de l'Energie, Ibrahima Sar, a annoncé mardi la mise en place d'une commission chargée d'examiner la question de la baisse des prix du carburant. "Nous sommes arrivés à la conclusion de mettre en place une commission afin d'examiner la question [de la baisse du prix des carburants]", a-t-il dit.
M. Sar s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec le Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal, affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS).
Selon lui, les syndicalistes en avaient émis le voeu mardi lors d'une rencontre avec le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye. Suite à cette réunion, M. Ndiaye lui avait demandé de les recevoir dans l'après-midi pour discuter de la question.
Le ministre délégué à l'Energie indique qu'il a d'emblée tenu à leur rappeler que les prix des carburants "sont définis sur la base de lois et règlements". Tout en expliquant comment ils sont calculés, il leur a signifié qu'il n'est pas possible de les changer.
D'après le ministre délégué, le Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal est venu avec un expert qui a fait "un exposé pertinent".
Néanmoins, certaines des propositions qu'il a faites sont relatives à la fiscalité, a relevé Ibrahima Sar, précisant que ce dernier propose par exemple "une diminution de la TVA sur le gas-oil". Ce qui, selon lui, nécessité l'implication du ministère des Finances.
Il s'y ajoute que certaines des taxes appliquées au Sénégal ont été instaurées par l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA)
Tout cela justifie la nécessité d'une implication du ministère de l'Economie et des Finances pour plancher sur la principale doléance des travailleurs des transports routiers qui ont déclenché depuis lundi une grève de 48 heures pour protester contre la hausse des prix du carburant.
Ce mouvement d'humeur, largement suivi, a littéralement paralysé le transport à Dakar, où de nombreux usagers ont recours aux charrettes pour se déplacer.
Le ministre délégué en charge de l'Energie a aussi souligné avoir demandé aux travailleurs des transports de "suspendre" leur grève, au vu de la décision de mettre en place une commission.
Mais visiblement peu satisfaits des résultats, ces derniers n'ont fait aucune déclaration devant les journalistes qui faisaient le pied de grue à la Primature.
"Ne faites aucune déclaration, allons à la Bourse [du travail, siège de la CNTS]", a lancé l'un des syndicalistes qui est sorti précipitamment de la salle de conférences de la Primature aussitôt imité par plusieurs autres de ses camarades.
A la sortie de leur dirigeant Alassane Ndoye, c'est cette proposition qui finit par s'imposer, contraignant ainsi les journalistes à prendre la direction de la Bourse du travail.
D'ailleurs, certains syndicalistes n'ont pas caché leur impatience, en sortant parfois de la salle avant même la fin de la réunion et en protestant à haute voix. Et signe de l'âpreté des discussions, les voix étaient perceptibles de l'extérieur de la salle.
APS/04/01/2012
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