Qualifiant cette information de "mensongère et sans fondement", le ministère de l'Information a indiqué dans un communiqué à Abuja qu'elle était de nature à entraîner "un refroidissement des relations diplomatiques entre le Nigeria et le Niger".
Des responsables des services nigérians de l'immigration avaient confirmé que les camions transportant des marchandises entre les deux pays n'étaient plus autorisés à traverser les cinq postes-frontière.
Ils avaient cependant ajouté que la circulation des personnes était plus libre.
Les observateurs politiques avaient estimé que cette mesure prise par le Nigeria, dont la coopération est essentielle pour le bien-être de la plupart des pays de la sous-région, visait à pousser son voisin du nord à suivre le chemin de la constitutionnalité et de la bonne gouvernance.
Le mois dernier, la CEDEAO a suspendu le Niger de ses instances, après que les autorités de ce pays aient rejeté la requête de la Communauté de reporter ses élections législatives.
Avant cette suspension, les dirigeants de la CEDEAO avaient infligé d'autres sanctions au Niger, dont le président Mamadou Tandja a modifié la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat.
Dans le cadre de ces sanctions, la CEDEAO n'apportera pas son soutien aux candidats présentés par le Niger pour des postes au niveau des organisations internationales et ne tiendra pas de réunions de l'organisation dans le pays.
La réunion consultative des principales parties nigériennes, destinée à résoudre cette politique, doit s'ouvrir à Abuja lundi, en présence d'une cinquantaine de représentants du gouvernement et de membres de l'opposition du Niger.
Le médiateur de la CEDEAO pour le Niger, le général à la retraite Abdusalami Abubakar du Nigeria, va présider cette réunion.
Abuja - 06/11/2009
Pana
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