Cet appui conforte l’engagement de notre pays à produire de l'énergie propre et bon marché, ainsi que son ambition d’accélérer l'interconnexion des réseaux électriques de la sous-région.
La coopération entre notre pays et la Commission de l'Union économique monétaire ouest africain (Uemoa) se porte bien. Pour conforter ce partenariat gagnant-gagnant, le ministre de l'Économie et des Finances, Sanoussi Touré, et le président de la Commission de l'Uemoa, notre compatriote Soumaïla Cissé, viennent de parapher un accord de don relatif au financement de la bonification partielle des intérêts du prêt accordé à notre pays par la Banque islamique de développement pour renforcer sa capacité de production d'électricité par l'acquisition d'un générateur diesel de 60 MW.
D'un montant d'environ 4,03 milliards Fcfa, cet accord de don a été signé hier dans la salle de réunion du département des finances. Il permettra à notre pays de respecter une des conditions de son programme économique conclu avec les Institutions de Bretton Woods en matière de concessionnalité de prêt, a indiqué le ministre de l'Économie et des Finances.
Sanoussi Touré a expliqué que l'accord ainsi paraphé, entre dans le cadre du renforcement de la capacité de production du Mali par l'acquisition d'un générateur diesel de 60 MW. Le coût total du projet est estimé à 34,3 milliards Fcfa. Il a été conjointement financé par la BID par l’entremise d’un prêt de 33,1 milliards Fcfa, soit 96,5% du financement total et le Budget national pour un montant de 1,2 milliard de Fcfa, soit 3,5% du coût global. Cet équipement est destiné à sécuriser et améliorer l'approvisionnement en énergie du réseau interconnecté à travers l'acquisition d'une capacité de production thermique additionnelle de 60 MW, a-t-il précisé.
Il faut rappeler que la signature du présent accord fait suite à celle d'un protocole d'accord de crédit de 60 milliards de Fcfa, signé entre notre pays et la Banque mondiale, vendredi dernier, au Palais de Koulouba (lire l’Essor d’hier).
Par la signature de ces différents documents, notre pays confirme sa détermination à impulser son développement économique et social par une meilleure maîtrise de son secteur énergétique. L'un des défis du développement passe, en effet, par la maîtrise de ce secteur stratégique.
"L'appui de la Commission de l'Uemoa vise donc à conforter le louable engagement du Mali à produire de l'énergie propre et bon marché, ainsi que son ambition à accélérer l'interconnexion des réseaux électriques de la sous-région", a assuré Soumaïla Cissé, avant de souligner la place qu'occupe notre pays dans la politique énergétique de la sous-région. Le Mali, a-t-il constaté, dispose d'un important potentiel d'où son engagement fort à partager ses ressources énergétiques en faveur de l'intégration économique dans l'espace communautaire.
L'accord conclu hier vient enrichir la solide chaîne de coopération entre le Mali et l'Uemoa, a indiqué Soumaïla Cissé. En témoigne la mobilisation de 2,730 milliards Fcfa afin de réaliser au Mali 350 forages positifs équipés de pompe à motricité humaine. L’Uemoa a également engagé en janvier 2008, 1,466 milliard de Fcfa pour la prise en charge de la contrepartie et de la bonification des intérêts du prêt de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour la réalisation du projet de bitumage de la route Bandiagara-Bankass-Koro-Frontière du Burkina Faso.
A ces différentes enveloppes, s’ajoutent 11 milliards de Fcfa pour l'aménagement des terres à l'Office du Niger, l'accord signé en mars dernier, d'un montant de plus de 3 milliards de Fcfa destinés à financer le programme de lutte contre l'ensablement dans le bassin du fleuve Niger dans sa partie malienne, a précisé le président de la Commission de l’union.
Le total des interventions de l'Uemoa, ces derniers temps, s'élève ainsi, à plus de 22 milliards de Fcfa. D'autres requêtes sont en instruction concernant divers projets, notamment celui du barrage de Taoussa.
A.O. DIALLO
L'Essor n°16474 du 30 juin 2009
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