Eh bien, cette erreur vient d’être corrigée par le dernier Conseil des ministres qui a mesuré l’importance stratégique du Laboratoire central vétérinaire pour le Mali et pour la sous- région.
Les travailleurs du LCV avaient fait de ce problème une question d’honneur pour laquelle ils étaient décidés à tout. D’ailleurs, d’innombrables démarches ont été effectuées auprès de trois ministères concernés à savoir l’Administration territoriale et collectivités locales, l’Elevage et la pêche, l’Habitat, l’urbanisme et des affaires foncières, de l’Assemblée nationale et même de la Présidence de la République.
On peut ainsi dire que la détermination et le courage du comité syndical du LCV et la volonté des plus hautes autorités de notre pays à aller dans le sens de l’apaisement du climat social ont payé.
En effet, lors de sa session ordinaire du 18 novembre 2009 sous la présidence de Amadou Toumani Touré, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant désaffectation et affectation de parcelles de terrain au ministère de l’Elevage et de la pêche.
Par l’adoption de ce projet de décret, la parcelle objet du titre N° 7480 de la Commune I du District de Bamako, sise à Sotuba, d’une superficie de 5 hectares 35 ares 73 centiares, est distraite du titre foncier 5626 de la Commune I du District de Bamako.
Ladite parcelle est affectée au ministère de l’Elevage et de la pêche en vue de l’extension des infrastructures du LCV de Bamako. Les bénéficiaires des parcelles qui seraient touchés dans le cadre de cette opération recevront en compensation de nouvelles parcelles.
Voilà qui met fin au bras de fer qui a opposé le comité syndical du LCV aux trois ministères cités plus haut. Et, finalement, on peut dire que tout est bien qui finit bien.
Diakaridia YOSSI
L’Indépendant du 20 novembre 2009
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