Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a posé, le 7 février 2010, la première pierre de 3 400 logements sociaux à N’tabacoro, localité située à la périphérie de Bamako (commune rurale de Kalabancoro). C’est donc la première tranche d’un programme de 20 000 logements qui vient d’être lancé. Ce programme coûtera environ 365 milliards de F Cfa (700 millions de dollars) et s’étend sur cinq ans. Ces logements seront répartis sur toute l’étendue du territoire. «Chaque cercle aura ses logements sociaux», a précisé le président de la République. La cérémonie a eu lieu en présence du chef du gouvernement et de nombreux ministres et du corps diplomatique mais aussi du président directeur général du groupe BID (partenaire stratégique du programme), Dr Ahmed Mohamed Ali.
C’est le fruit d’un effort conjoint de l’Etat malien et de la banque islamique pour le développement (BID) au service d’un développement humain durable. Parallèlement à ce programme de logement sociaux, le président de la BID a souligné que son institution a déjà contribué à la mise en œuvre de plus de 83 projets pour un montant globalement évalué à 605 millions de dollars, soit environ 300 milliards de F Cfa.
Des entreprises privées saoudienne, chinoise, tunisienne, etc., participent également à la réalisation de cet ambitieux projet. Monté en l’espace de six mois, évolution appréciée par les différentes parties prenantes du projet, ce programme des 20 000 logements sociaux est perçu comme un défi et un test en Afrique de l’Ouest. «La réussite de ce projet donnera une impulsion à la BID au financement d’autres projets», a assuré Ahmed Mohamed Ali, président directeur général du groupe BID. Il s’est dit préoccupé par le phénomène de sans abris, de la mendicité et estime que la mise en œuvre de ce programme permettra de consolider trois dimensions essentielles. Selon lui, le projet mettra des logements à hauteur des besoins de la population à revenus faibles. Il représente, à son avis, un modèle de coopération ambitieux entre le secteur public et le secteur privé. Puis, a-t-il ajouté, il attirera les investisseurs étrangers vers le pays. C’est pourquoi, le président de la société Foras international investment company, Hatim Mukhtar, a appelé à éviter les écueils de la phase préparatoire. Il a indiqué que ce projet servira à consolider un processus de formation professionnelle et un transfert de technologies.
Seydou Coulibaly
Le Républicain du 09 Février 2010
| < Prev | Next > |
|---|