Qui du ministre del’Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo ou de Alou Tomota, PDG de Huicoma est en train de berner les travailleurs de Huicoma et du coup de rouler le Premier ministre dans la farine ? C’est la question qui taraude les esprits après la sortie médiatique du ministre Diallo sur la télévision nationale.
A l’issue d’une audience à la Primature, le ministre de l’Industrie, a affirmé : "… Qu’ils vont poursuivre les discussions avec Tomotapour que sur les 6 mois d’arriérés de salaires deux mois soient versés dans un premier temps…" La commission des travailleurs dit avoir pris acte de la déclaration "mais ne se reconnaît pas dans ses propos". Selon les travailleurs, le ministre n’a fait cas que d’une infime partie des points de revendications parmi tant d’autres.
Aujourd’hui, les travailleurs de Huicoma s’élèvent contre l’incohérence du ministre Diallo.
En effet, c’est le mercredi 11 novembre que M. Diallo avait donné la même information au secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, annonçant que Tomota depuis Paris, où il se trouve, affirme mettre à la disposition des 256 travailleurs en activité deux mois d’arriéré de salaires à partir du jeudi 11 novembre.
Après vérifications au niveau des trois usines (Koulikoro, Kita, Koutiala) le constat est que "sur les 256 travailleurs, ce sont une dizaine de travailleurs de la direction qui ont reçu leurs sous", déplore Bakary Berté, le président de la commission des travailleurs.
Il affirme ne pas comprendre la conduite de sa hiérarchie. "Cette attitude, à l’en croire, est de nature à diviser les travailleurs et faire échec à la lutte. Cela ne marchera pas".
Que devient Siaka ?Selon les travailleurs, le SG de l’UNTM, est en train de multiplier les rencontres avec les autorités.
Après la rencontre UNTM/gouvernement, Siaka Diakité s’est entretenu avec le Premier ministre samedi dernier.
En attendant les conclusions de la rencontre gouvernement/UNTM, la commission des travailleurs est sur le qui-vive. Elle projette de mener d’autres actions plus vigoureuses pour qu’ils soient mis dans leurs droits.
"Nous attendons la conclusion de toutes ces rencontres pour nous situer sur la suite à donner au mouvement".
Il faut rappeler que depuis le lundi 9 novembre, les travailleurs des trois usines de Huicoma squattent les locaux de la Bourse du travail et réclament la satisfaction de leurs doléances qui sont depuis quelques années sur la table des autorités.
Amadou Sidibé
Les Echos du 17 novembre 2009
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