Elle se situe également dans le cadre du volet urbain de l’anneau Sotrama. La première pierre de la mosquée a été posée, le 13 novembre 2009, par le chef de cabinet du ministre de l’équipement et des transports, Modibo Babo, et ses partenaires de la banque mondiale à la gare ferroviaire.
Il s’agit de la mosquée de la cité des chemins de fer. Elle a été atteinte par les travaux d’aménagement des voix urbaines et des équipements annexes du centre ville de Bamako pour permettre la fluidité de la circulation. C’est la banque mondiale qui assure le financement de cette mosquée. Et «ce fait est assez rare dans les financements classiques pour être souligné» a noté le maire du district, Adama Sangaré, tout en précisant que les cadres de la banque mondiale suivent ce dossier. La représentante de la banque mondiale, Mme Bouaré Fily Sissoko, a indiqué, pour sa part, que ce projet, en plus d’être structurant en matière d’infrastructures de transport, constitue une illustration pour que son organisme se préoccupe également de l’aspect social et du bien-être des populations. Le coût s’élève à Soixante cinq millions cinquante un mille cinquante trois F Cfa (65.051.053 F Cfa). Les travaux doivent durer en principe trois mois.
Le projet sectoriel de transport financé par la banque mondiale vise à améliorer de manière durable les conditions de transport en milieux rural et urbain. L’accessibilité des communautés rurales sera améliorée à travers la réhabilitation de plus de 1400 kilomètres de pistes rurales et la construction de quatre quais fluviaux sur le fleuve Niger. Quant au transport urbain, la fluidité et la sécurité de la circulation dans le centre de Bamako seront améliorées par la construction d’un anneau Sotrama, l’aménagement d’un site propre pour les bus sur le boulevard du peuple et la construction de dix voies piétonnes. «Les impacts et les bénéfices du projet se feront sentir ainsi sur l’accessibilité au centre-ville de Bamako, la fluidité des rotations des véhicules de transport collectifs et les temps de déplacement pour les autres usagers (dont les piétons) ainsi que sur la sécurité et les nuisances» a souligné Mme Bouaré Fily Sissoko. Elle a signalé qu’une mission de l’organisme financier mondial est au Mali pour faire le point de l’état d’avancement des recommandations de la mission précédente et collecter les données sur les indicateurs de performances du projet. Cette deuxième phase du projet sectoriel des transports est financée à hauteur de 52,50 milliards de F Cfa dont une contribution de 44,54 milliards de la banque mondiale et 7,96 milliards de l’Etat malien. La reconstruction de cette mosquée se situe sur le tracé de l’anneau réservé aux Sotrama et constitue une des mesures sociales du PST II.
Selon Mme Bouaré Fily Sissoko, le processus de préparation des projets financé par la banque mondiale, l’évaluation des risques environnementaux et socio culturels ainsi que la formulation de mesures de sauvegarde permettant de les juguler, constituent une étape importante.
Seydou Coulibaly
Stagiaire
Le Républicain du 16 novembre 2009
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