Dans un communiqué largement diffusé mercredi dans au moins 10 journaux privés, le syndicat a condamné la mesure qu'il considère comme une violation flagrante de la Constitution du Liberia et s'interroge sur les raisons qui fondent le Dr Lawrence Bropleh, le ministre de l'Information, et son administration à saisir les journaux sans une décision de justice.
Le communiqué affirme que le PUL est en possession d'une lettre émanant du ministère intimant à Alley Printing Press l'ordre de ne pas éditer le New Broom, accusé d'être passé outre les directives du ministère.
Le journal Bi-Lingual s'est aussi plaint devant le PUL que le ministère avait ordonné la Seamarco Printing Press de ne pas procéder à l'édition du nouvel organe.
Le syndicat fait observer que la mise sous séquestre prolongée du New Broom et du Bi-Lingual, sans aucune décision judiciaire, est en porte à faux avec l'engagement tant vanté du gouvernement libérien en faveur de la liberté de la presse.
Il cite la récente man?uvre du ministère de bâillonner la presse qui, dit-il, rappelle les tendances répressives des régimes passés qui ont fermé des organes de presse et changé la une des journaux non pas sur la base d'un processus judiciaire mais par l'entremise de la "Sabannoh Printing Press", la seule maison d'édition qui existait dans le pays en ce moment.
Le communiqué prévient que le gouvernement commet une grave erreur en agissant de la sorte avec la presse et demande directement à la présidente Ellen Johnson-Sirleaf de revenir sur la décision pour éviter à la presse d'être à la merci du ministère de l'Information.
Dans l'intérêt d'une bonne pratique commerciale et démocratique, le syndicat exhorte les éditeurs au Liberia à ne pas accorder de crédit aux communications du ministère de l'Information visant à saisir ou à interdire la publication des journaux.
Monrovia - 12/08/2009
Pana
| < Prev | Next > |
|---|