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Feb 09th

Gambie: Une ONG affirme ignorer toute menace du président

La directrice exécutive du Centre africain pour l'étude de la démocratie et des droits de l'homme (ACDHRS) basé en Gambie, Mme Hannah Forster, a dit ne pas être informée d'une menace présumée du président gambien, Yahya Jammeh, de tuer toute personne qui saboterait son gouvernement, en particulier les défenseurs de droits de l'homme et leurs supporters.

Jammeh a lancé ces menaces lors d'une déclaration à la télévision nationale le 21 septembre.

Lors d'un entretien exclusif avec la PANA à l'ouverture de la session du Forum des ONG de la 46éme session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et de la 20-ème foire du livre africain des droits d l'homme samedi, Forster a affirmé qu'elle et son bureau n'ont pas vu ou entendu une telle déclaration du président.

Selon elle, après avoir reçu la résolution sur la détérioration de la situation des droits humains en Gambie publiée par la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples lors de sa septième session extraordinaire tenue du 5 au 11 octobre, à Dakar ,au Sénégal, une délégation a été envoyée au ministre de la Justice pour savoir si la vie des participants attendus au forum des ONG n'était pas en danger mais le ministre a affirmé à la délégation qu'elle n'avait vu aucun document qui pouvait constituer une menace pour la vie de ses auteurs.

Lorsqu'on lui a demandé si elle avait lu ou entendu la déclaration du président, Mme Forster a répondu par la négative, affirmant qu'elle n'était pas informée de tels propos

"Nous n'avons pas lu le script ou entendu la cassette de la déclaration du président et nous avons tenté de nous les procurer mais tout ce que nos enquêtes nous ont permis de trouver ce sont des publications de journaux et aussi des informations issues d'une conversation privée entre certaines personnes", a-t-elle affirmé.

Elle a insisté sur le fait que les publications des journaux étaient fiables et que si l'atmosphère n'est pas favorable, les participants sur le terrain le sauront.

Selon elle, même si la déclaration a été faite, son bureau ne peut pas le prouver.

La septième session extraordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (Commission africaine) tenue à Dakar, au Sénégal, en octobre, a observé que les menaces contreverséees sapent la sécurité des participants, des membres et du personnel de la commission.

La 46-ème session ordinaire de la commission qui doit se tenir du 11 au 25 novembre à Banjul, examinera la situation des droits humains en Afrique.

Jammeh Banjul - 08/11/2009

Pana