La manifestation, qui s'est déroulée dans le calme et sans heurt, est partie du siège du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) dans les premières heures de la matinée, avec des centaines de jeunes qui ont marché dans la discipline, excepté quelques excités qui ont été finalement canalisés par les leaders de la marche et le cordon de sécurité formé par les forces de l'ordre.
Avant d'entamer cette marche, le Secrétaire général du PDCI et président du directoire du RHDP, Alphonse Djédjé Mady, a prodigué des conseils à ses "jeunes frères" allant dans le sens de la discipline.
A la fin de la manifestation, une délégation conduite par les responsables de la jeunesse RHDP a remis au directeur général de la Radiotélévision ivoirienne (RTI), Brou Amessan, une "motion de protestation contre la caporalisation des médias d'Etat par le clan du candidat Laurent Gbagbo".
Lisant cette motion devant le patron de la RTI et certains de ses collaborateurs, le président en exercice du RHDP, Karamoko Yayoro, a dénoncé "la main-mise du camp présidentiel" sur la télévision publique ivoirienne.
Il a aussi protesté contre "la surmédiatisation des activités des structures affiliées au candidat Laurent Gbagbo" et contre "le black- out imposé par la RTI aux activités des autres candidats à l'élection présidentielle".
En conséquence, les jeunes de l'opposition demandent qu'un "traitement équilibré et équitable" soit accordé par la Radiotélévision nationale à toutes les sensibilités politiques, particulièrement aux autres candidats déclarés à l'élection présidentielle.
Il s'agit-là, selon les manifestants, de la garantie d'une "information objective à livrer aux populations pour leur permettre de faire un choix éclairé, gage d'une paix durable".
Au-delà de la protestation contre la "caporalisation" de la RTI, les jeunes houphouëtistes ont ainsi entamé, selon M. Yayoro "cette lutte pour la démocratie et les libertés".
"On nous a longtemps empêchés de nous exprimer. La télévision nationale qui nous appartient tous est devenue la télé FPI et famille Gbagbo. Et pendant ce temps s'installe une véritable dictature en Côte d'Ivoire", a martelé le président de la jeunesse houphouëtiste.
Le directeur général de la RTI, Brou Amessan, dont les manifestants ont réclamé la démission, a déclaré à ces derniers qu'il faisait de son mieux pour "contenter toutes les parties", avant de se dire ouvert à toutes les propositions allant dans le sens de la paix.
Abidjan - Pana 27/01/2010
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