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Feb 09th

Burkina Faso: Arrêt de travail de cinq heures dans un hôpital

Les travailleurs du Centre hospitalo- universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) de Ouagadougou, le plus grand hôpital du Burkina Faso, observent, vendredi, un arrêt de travail de cinq heures (7H 30-12H 30) pour protester contre la délocalisation des services touchés par les inondations consécutives aux pluies diluviennes du 1er septembre dernier, a constaté un correspondant de la PANA.

Le 1er septembre, la ville de Ouagadougou et sa banlieue avaient été touchées par une pluie diluvienne suivie d'inondations qui a causé 9 morts et fait plus de 150.000 personnes sans abri. Le principal hôpital du pays avait été fortement inondé mettant hors d'usage plusieurs services : scanner, chirurgie, neurochirurgie, urgences, odontostomatologie.

Après ces inondations qui ont causé de nombreux dégâts dans cette structure sanitaire, les autorités burkinabè ont décidé de transférer la plus grande partie des services de l'hôpital dans des centres de santé périphériques et de construire un hôpital provisoire, en attendant sa réhabilitation.

Ces mesures gouvernementales ont provoqué le courroux du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) qui a décidé de l'arrêt de travail pour interpeller le gouvernement sur la nécessité de surseoir à l'application de la décision portant délocalisation des services du CHU-YO dans les autres formations sanitaires de Ouagadougou.

"La dispersion de bon nombre de services dans les autres formations sanitaires a des conséquences sur les populations, car l'interdépendance entre les services d'un hôpital est incontournable", écrit le secrétaire général par intérim du SYNTSHA, Hamadi Konfé, dans le préavis de grève de son syndicat.

"Les travailleurs ont déjà des difficultés d'intégration dans leurs nouveaux lieux de travail", indique M. Konfé, qui demande au gouvernement de maintenir l'ensemble des services dans le CHU-YO jusqu'à la fin des travaux de construction d'un hôpital provisoire, et exige un "accompagnement" financier de l'établissement pour le paiement du personnel contractuel et de plusieurs autres avantages.

"Si la difficulté financière dans laquelle se trouve le CHU-YO n'est pas bien gérée au plus haut niveau, les conséquences pourraient être plus désastreuses encore", prévient le puissant syndicat burkinabé.

Ouagadougou - 23/10/2009

Pana