Afrique en ligne

Actualité Afrique: Actualité africaine

Tuesday
Feb 07th
Afrique centrale RD Congo RD Congo-Sécurité: La Monusco apporte sa contribution dans la lutte contre la LRA

RD Congo-Sécurité: La Monusco apporte sa contribution dans la lutte contre la LRA

Sécurité-RD Congo - Selon le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RDC, Roger Meece, qui est en tournée au Sud-Kivu, principalement à Walungu, a pris part à Kasese à la réunion de concertation régionale sur la question de la LRA, entre la RDC et l'Ouganda. «Il s'est agi de la rencontre entre les ministres de la Défense de la RDC, Charles Mwando Nsimba et son homologue ougandais qui avait pour but d' évaluer les forces et les faiblesses des opérations conjointes menées contre la LRA en vue d'imprimer une nouvelle orientation», a souligné le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Mamadou Gaye, qui a précisé :

«La Monusco entend apporter sa contribution , dans la stratégie régionale que les Etats de la sous-région veulent prendre et ce conformément à la résolution 1925 du Conseil de sécurité de l'Onu sur la protection des civils».

La Monusco s'apprête à déployer à Ango, dans le Bas-Uélé, une force afin de rassurer la population locale bénéficiaire de l'aide des agences du système des Nations unies à la demande des acteurs humanitaires.

Le lieutenant-colonel Mamadou Gaye a dit qu'après une série d'opérations conjointes avec les FARDC, il y a beaucoup de changement avec le retour des déplacés dans le territoire de Ango après avoir fui à Isiro et Kisangani. Le succès de ces opérations est une interpellation des groupes armés dont la LRA qui insécurise la population civile.

Le porte-parole militaire de la Monusco a reconnu que la situation sécuritaire s'est améliorée en Province Orientale à la suite de l'opération conjointe «Mission Bamangana» qui a contribué à restaurer la confiance des populations et à favoriser le retour des personnes déplacées.

En plus de faciliter la distribution de l'assistance humanitaire, l'interaction avec les populations locales a permis une évaluation exhaustive de la situation sécuritaire et une planification des opérations futures.

Le lieutenant-colonel Mamadou Gaye a conclu : «Au-delà de ces gains substantiels, la protection du détachement conjoint a permis à la force de la Monusco de tester ses capacités de réaction rapide».

Auparavant, il avait rappelé la visite effectuée le 21 mars 2011 au siège de la Monusco par 49 stagiaires de la 22ème promotion de l'Ecole d'Etat-major de Kinshasa relevant du Groupement des Ecoles supérieures militaires.

L'objet de cette visite était, d'une part, de familiariser les stagiaires aux mécanismes de maintien de la paix à travers une présentation exhaustive du mandat et des modes d'action de la Monusco en tant que mission civile et militaire ; d'autre part, d'informer les officiers stagiaires sur la complexité de la mise en oeuvre du mandat de la force de la Monusco et les responsabilités incombant à tous les partenaires en cause.

Au cours de ce point de presse d'hier mercredi, le porte-parole de la Monusco a évoqué le message de l'UNICEF à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'eau.

Citant Mme Pierrette Vu Thi, représentante de l'UNICEF en RDC, il a dit qu'en RDC, au moins 37 millions de Congolais vivant dans les zones rurales n'ont pas accès à un point d'eau amélioré ; ils puisent l'eau à la rivière, à une source non protégée ou sur les bords d'un lac.

Selon Mme Vu Thi, «un enfant congolais vivant dans un village est quatre fois plus exposé à boire de l'eau contaminée que celui en ville. Et pourtant, tous les enfants ont le même droit à la vie et le développement ; l'eau potable en est une composante vitale».

A rappeler qu'en RDC, la situation est critique et illustrée par des chiffres de plusieurs sources. Selon la dernière étude à indicateurs multiples, la RDC est caractérisée par un manque d'équité criante entre les villes et les zones rurales. Pendant que 83 % de la population ont accès à un point d'eau amélioré en zone urbaine, il n'y a que 31 % en milieu rural qui ont droit à ce privilège..

Le Potentiel/24/03/2011