Opération de charme des mauriciens - Des responsables du port Franc de Maurice sont venus la conquête d'opérateurs malgaches. Ils on été reçus par le ministre du Transport, hier. En mission de conquête. Deux hauts responsables du Port franc mauricien sont à Madagascar pour séduire les opérateurs malgaches. Il s'agit de Afzal Delbar, le sécretaire général de Freeport operators association et Nanda Narrainen, directeur adjoint du service des affaires internationales.
Ils ont ainsi rencontré les premiers responsables du transport maritime dans la Grande ile et ont indiqué leur souhait de voir plus d'opérateurs malgaches utilisés leur port franc.
« Ces opérateurs projettent d'attirer davantage les opérateurs malgaches à utiliser leur port », indique Jérôme Sambalis, directeur général de l'Agence portuaire maritime et fluviale.
« Il revient à ces derniers de choisir dans quel port ils pourront trouver plus d'intérêt. Celui de Maurice où le nôtre», poursuit-il. Madagascar a, en effet, un projet de faire d'Ehoala un Port franc.
Celui-ci pourrait constituer une concurrence assez importante pour l'ile Maurice étant donné sa position et sa taille. Utilisé principalement pour l'évacuation de l'ilménite, Rigobert Tiana Rakotoarinirina, directeur général des transports maritimes, fluvial et aérien, a rapporté que « il est possible d'utiliser le port d'Ehoala en intermodalité. D'abord, on l'utilise pour l'ilménite mais il pourrait aussi être utilisé pour d'autres produits. Il peut aussi être utilisé comme un port de transbordement ».
Les opérateurs pourront ainsi faire des activités commerciales auprès de ce futur Port franc malgache. Benjamina Ramanantsoa, le ministre du Transport, a évoqué l'importance de la mise en place des stratégies communes entre les deux îles pour faire face à la concurrence.
Le système de Port franc ressemble à celui des zones franches. Il est utilisé surtout pour attirer les investisseurs. « Il n'y a pas que des activités de port auprès d'un port franc. Il y a aussi des produits qui sont transformés à l'intérieur.
Au lieu de faire de l'exportation brut, les opérateurs peuvent le traitement de leurs produits à l'intérieur. C'est pourquoi ces Mauriciens sont venus, ils sont conscients de notre potentialité », explique Rigobert Tina Rakotoarinirina.
Judicaelle Saraléa
L'Express de Madagascar/07/12/2011
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