"Encourager le rapatriement volontaire des réfugiés orginaires des pays de la sous-région des Grands Lacs est au centre de la visite au Rwanda du patron du HCR", a déclaré à la PANA, Eugène Balikana, secrétaire permament au ministère rwandais de l'Administration locale.
Dans un communiqué rendu public lundi par le Bureau du HCR à Kigali, M. Guteress a loué les efforts du Rwanda désigné, selon lui, comme le premier pays dans le monde ayant pu rapatrier un grand nombre de réfugiés en une "si courte période".
"Le Rwanda a accompli un pas important dans le processus de rapatriement des réfugiés", a relevé le patron du HCR, faisant allusion à quelques centaines de milliers de réfugiés Tutsis et deux millions de réfugiés Hutus rwandais qui sont rentrés au pays au lendemain du génocide de 1994.
"Certes, ce rapatriement volontaire des réfugiés dans la sous-région des Grands Lacs nécessite une implication participative des gouvernements pour mettre fin à ce chapitre", a-t-il souligné en citant l'exemple des camps de réfugiés toujours observés dans les pays de la région notamment au Burundi, au Rwanda, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo.
Selon les statistiques de Bureau du HCR à Kigali, environ 44.000 réfugiés rwandais se trouvent toujours en exil dans plusieurs pays africains dont notamment la RDC, le Congo, le Zimbabwe, la Zambie, le Malawi, le Swaziland et la Namibie.
La plupart de ces fugitifs rwandais sont soupçonnés par l'actuel régime de Kigali d'implication dans le génocide de 1994 qui a fait plus de 800.000 morts, essentiellement parmi la communauté Tutsie, selon l'ONU.
Kigali - 19/10/2009
Pana
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