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Sanctionner plus sévèrement les mutilations génitales

Des experts envisagent des sanctions plus sévères contre la pratique des MGF - A l'occasion de la célébration de la Journée internationale de Zéro Tolérance pour les mutilations génitales chez les femmes (FGM), les participants à une conférence sur la santé de la reproduction et les droits de l'homme ont exhorté l'ONU à appliquer des sanctions plus lourdes contre les pays et les individus pratiquant ce fléau.

Les participants ont déclaré que les MGF, à cause de leurs effets dangereux et dévastateurs sur les femmes et sur les filles, devraient être considérés comme un crime contre l'humanité dont les auteurs devraient être traduits devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux Pays-Bas.

“Elles devraient être considérées comme un crime contre l'humanité. Elles constituent un acte de violence faite aux femmes et aux filles qui est fondé sur des considérations socio-culturelles et traditionnelles  négatives', a déclaré à la conférence Mme Pamela Judith de l'Ouganda.

Des experts en santé ont affirmé que les MGF causent de graves préjudices aux individus et comportent des effets négatifs immédiats et à long terme tels que les douleurs constantes, les infections et les complications durant la grossesse et l'accouchement.

“Le problème est que les femmes ne sont pas assez écoutées pour faire des MGF un crime contre l'humanité, au même titre que les cas soumis à la CPI. Portons notre cas aussi loin que la CPI, ce qui à mon avis va aider à réduire sa prévalence', a-t-elle ajouté.

Pour marquer la Journée, l'ONU a déclaré dans un communiqué que malgré la difficulté d'obtenir des statistiques fiables sur les MGF, on estime à plus de 125 millions les filles et les femmes à avoir subi ces pratiques dans 29 pays en Afrique et au Moyen Orient.

Selon L'ONU, si la tendance actuelle persiste, environ 86 millions de jeunes filles dans le monde  vont probablement connaitre cette pratique d'ici à 2030.

Pour le Dr. Laurien Nyabienda du Rwanda, les MGF mettent l'accent sur la nécessité d'engager des conseils médicaux dans les pays à taux élevé de prévalence en Afrique afin de sanctionner quiconque s'adonne à cette pratique.

“Si l'ONU sanctionne les chefs de guerre et les traduit devant les tribunaux, pourquoi l'ONU  ne le ferait-il pas contre les conseils médicaux qui encouragent cette pratique. Le leaders politiques doivent faire mieux pour légiférer contre cette pratique', a-t-il dit.

Récemment l'Ouganda, le Kenya et la Guinée-Bissau ont adopté des lois visant à mettre fin  aux MGF, alors qu'en Ethiopie les auteurs de cette pratique sont arrêtés, jugés et condamnés.
Mais dans certains pays africains dotée d'une législation contre les MGF, l'application n'est pas encore effective.

L'ONU a affirmé qu'en plus du soutien apporté à la campagne, elle travaille avec les  partenaires afin d'assurer le suivi médical des victimes de cette pratique.

Des progrès en médecine permettent maintenant aux médecins de réparer les corps des femmes et de restaurer leur santé.

Au Burkina-Faso où l'opération a été effectuée sur des victimes, le résultat est remarquable avec 100% de réussite.

Le thème de la célébration de cette année est : ”Préserver ce qu'il y a de mieux dans la culture et rejeter ce qu'il y' a de négatif'.

La résolution de l'Assemblée générale de l'ONU instituant cette Journée a été soutenue par tous les pays africains et adoptée par tous ses pays membres.

Pana 07/02/2014