Le président Armando Guebuza du Mozambique, le Roi Mswati du Swaziland et le président Rupiah Banda de la Zambie vont rencontrer le Premier ministre Morgan Tsvangirai et le président Mugabe pour discuter de la crise politique actuelle dans leur pays.
Le 16 octobre, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai, un des trois partis du gouvernement de coalition au Zimbabwe, a annoncé son boycott des réunions ministérielles pour protester contre le mépris constant de l'Accord politique global (GPA) par la ZANU-PF de M. Mugabe.
La ZANU-PF exerce de toute évidence beaucoup plus de pouvoir que le MDC et ses partisans continuent allègrement de violer les droits de leurs adversaires politiques perçus comme tels.
"Des informations récentes sur le fait que la ZANU-PF continue d'arrêter et de harceler les défenseurs des droits de l'Homme et les militants de la Société civile doivent faire prendre conscience aux dirigeants de la région que le Zimbabwe pourrait sombrer à nouveau dans la violence et le chaos s'ils ne prennent pas de mesures décisives", a déclaré Georgette Gagnon, la directrice de HRW pour l'Afrique.
"Les dirigeants de la région doivent prendre des mesures concrètes et envisager des sanctions ciblées si l'une des parties zimbabwéennes ne se conforme pas aux dispositions de l'accord de partage du pouvoir", a ajouté Mme Gagnon.
M. Tsvangirai a accusé M. Mugabe d'être "un partenaire malhonnête et peu fiable", pour son refus d'appliquer totalement l'accord de partage du pouvoir.
Mais le président Mugabe affirme avoir rempli sa part d'engagements dans le cadre de cet accord et a demandé au MDC de faire campagne pour la levée des sanctions occidentales contre son parti, telles que les restrictions de déplacement de ses responsables et le gel de l'aide financière au Zimbabwe.
Lusaka - 04/11/2009
Pana
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