Louis Fick, Michael Campbell et Thomas Etheredge ont déclaré avoir l'intention d'obtenir de cette Cour l'autorisation d'intégrer le gouvernement zimbabwéen comme une partie d'une procédure judiciaire urgente initiée contre ce pays.
L'objectif de cette procédure est de faire enregistrer et appliquer en Afrique du Sud la décision du tribunal de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) de novembre 2008 contre le gouvernement zimbabwéen.
Le tribunal de la SADC a jugé en novembre 2008 que le processus de réforme agraire du président Robert Mugabe est illégal et raciste et a ordonné qu'une indemnisation soit versée aux fermiers qui ont déjà été expropriés et que ceux qui sont toujours sur leurs fermes soient laissés tranquilles.
Depuis ce jugement, les envahisseurs de fermes ont tout de même poursuivi leurs actions et, entre autre, auraient agressé et chassé de sa propriété, Michael Campbell.
Par ailleurs, le gouvernement zimbabwéen a intensifié son programme de saisie des terres.
Lundi, le porte-parole du gouvernement zimbabwéen, Temba Mliswa, a déclaré au quotidien "Sunday Mail" que son gouvernement s'engageait à chasser tous les fermiers Blancs du pays.
Durant la saison des fêtes, plusieurs fermiers ont fait l'objet d'expulsions.
Le 24 décembre 2009, il a été donné seulement trois heures à Ray Finaughty pour quitter son exploitation, après quoi il a été empêché de nourrir ses milliers de poulets sur cette ferme pendant des jours.
Un autre fermier sud-africain au Zimbabwe, Dolf du Toit et sa famille ont été chassés de leur ferme la veille du Nouvel An, après que son fils ait été retenu par des envahisseurs dans leur maison.
Selon le représentant légal d'AfriForum, Willie Spies, il semble que le gouvernement zimbabwéen a intensifié sa campagne contre les fermiers Blancs (y compris les citoyens sud-africains) dans le pays, après avoir signé un accord bilatéral pour la promotion et la protection des investissements mutuels (BIPPA) avec le gouvernement sud-africain le 27 novembre 2009.
AfriForum a déjà officiellement demandé au gouvernement sud-africain de faire usage de son nouveau pouvoir de négocation par le biais du BIPPA pour protéger les ressortissants sud-africains au Zimbabwe, mais le gouvernement sud-africain a indiqué ne pouvoir le faire qu'après que cet accord ait été ratifié par le Parlement zimbabwéen.
Le Cap - Pana 12/01/2010
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