Fonds d’appui à la transfusion sanguine au Bénin

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En marge de la table-ronde des partenaires techniques et financiers, le Bénin envisage la création prochaine d'un fonds d’appui à la transfusion sanguine en vue de pallier les difficultés du secteur. Organisée dans le but de mobiliser les ressources pour le financement de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (ANTS) en très grande dificulté, la table-ronde des partenaires a pour objectif d'aider cette dernière dans sa mission principale qui est de sauver les enfants et les femmes en couches dans le pays.

Selon Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé, les fonds à mobiliser 'seront distincts de ceux de l’Agence nationale pour la Transfusion Sanguine et du ministère de la Santé. Ce fonds sera non inscrit au budget national et géré par un organe spécial appuyé par au moins deux commissaires aux comptes pour en assurer la bonne gouvernance'.

En tout, l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (ANTS) espère mobiliser près de 14 milliards de F CFA pour financer son plan directeur 2014-2018 cette table-ronde prévue depuis l'année 2011 mais qui n'a pu avoir lieu que mardi 16 juin 2015.

Secteur vital de tout système de santé moderne, le secteur de la transfusion sanguine connaît de sérieuses difficultés au Bénin. Le pays s'est déjà doté d'un plan directeur de développement avec des objectifs ambitieux à atteindre et des actions à mener d’ici 2018 .

Renforcer les ressources financières, organiser le secteur, former les hommes et renforcer la gestion, tels sont les axes stratégiques de ce plan directeur de développement qui trouve son ancrage dans le plan de développement sanitaire se chiffrant à 14.445.675.131 de F CFA.

L’Agence nationale de la transfusion sanguine (ANTS) du Bénin a rendu possible l'augmentation considérable du nombre de poches de sang (de 57.695 en 2010 à 77.510 en 2013à avec un accroissement de 34,34%.

Malgré ce progrès salutaire, les résultats ne sont toujours pas à la hauteur de l'attente des autorité car le nombre de poches de sang disponible est toujours insuffisant et n’arrive pas encore à combler la demande dans les hôpitaux et centres de santé.

Des cas de décès sont toujours enregistrés suite au manque de sang, notamment au niveau des enfants et des femmes enceintes, à la vétusté des matériels médico-techniques pour la qualification des produits sanguins, d’insuffisance de matériels roulants pour la collecte du sang, au défi d’inadéquation des locaux des antennes départementales, d’insuffisance de ressources financières.

AfriqueJet