Situation à Tripoli, Libye - La capitale libyenne, Tripoli et ses banlieues ont commencé à retrouver le cours normal de la vie à travers notamment le retour en service des agents de la Police de la circulation routière ainsi que ceux de la police-secours, en réponse à l’appel du Conseil national libyen de rransition (CNT), a constaté la PANA sur place.
En effet, la circulation à Tripoli a été libérée des embouteillages monstres créés par la sortie de nombreux véhicules, à la faveur de l'entrée en service des stations de distribution de carburants dont le fonctionnement était rythmé durant la crise par la pénurie du carburant, obligeant les Libyens à abandonner leurs véhicules.
Des voitures de police-secours se sont également déployées dans différentes zones sensibles de la capitale aux côtés de check-points gérés par des jeunes armés qui avaient saisi des quantités énormes d’armes légères et formé des unités de volontaires de protection des quartiers.
Il en est de même pour les entreprises de nettoyage, qui ont repris du service, apportant leurs concours au nettoyage de certains quartiers de la ville.
Par ailleurs, plusieurs marchés de produits alimentaires, des magasins de distribution de produits laitiers et les marchés aux légumes ainsi que les magasins de produits de luxe ont ouvert depuis samedi.
Des produits laitiers importés de Tunisie sont revenus dans les rayons des magasins, aux côtés des produits locaux de marque « Nassim » sortis des usines de la célèbre ville de Misurata (200 km à l'est de Tripoli), témoignant de la reprise des échanges commerciaux entre les deux pays voisins/ Toutefois, les prix restent très élevés.
De nombreuses boulangeries, dans la banlieue lointaine, ont repris leurs activités aux premières heures de la matinée de ce samedi, alignant leurs tarifs sur ceux en cours avant la crise.
Toutefois, les boulangeries de la ville de Tripoli et de sa proche banlieue demeurent encore fermées, en raison de la sévère crise de l'eau qui frappe la capitale depuis plusieurs jours et dont souffrent plus d'un million de citoyens.
Mais cette pénurie d'eau n'a guère empêché le retour sur les terrasses de Tripoli du café matinal « Almkiato » ou le « cappuccino », très prisés par les Tripolitains.
Jusqu'ici sevrés des plaisirs balnéaires de cet été par la longue crise qui a secoué leur pays, des milliers de jeunes Tripolitains ont pris d’assaut les plages, en raison d'une température élevée de l'atmosphère ces trois derniers jours (40 degrés aujourd'hui à Tripoli) ainsi que de la coupure de l'eau courante dans la ville.
Pana 05/09/2011
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